C’est une conséquence directe de la dépénalisation. À partir de 2023, la Thaïlande se met à surproduire de l’herbe de cannabis. Pour les trafiquants, c’est une aubaine. La plante cultivée en Thaïlande est moins chère, et surtout plus chargée en THC, la substance active du cannabis.

Mécaniquement, dès l’été 2023, les saisies explosent en Europe. En France, on passe de près de 1,4 tonne en 2024 à 2 tonnes et demie en 2025, soit une hausse sur un an de plus de 79 %, ce qui fait dire à un responsable de l’Ofast, l’Office de lutte contre les stupéfiants, qu’on a face à « une submersion ».

Consciente du phénomène et sous pression de ses partenaires, la Thaïlande a fini par réagir. Depuis le 18 juin, les contrôles aux frontières se sont durcis. Et surtout, les mules arrêtées n’ont plus qu’un choix : payer une amende d’environ 800 euros (30 000 bahts thaïlandais, soit 790 euros) par kilo saisi ou être poursuivies pour trafic de stupéfiants : placées en détention et seront jugées.

C’est ce durcissement qui explique les interpellations de Français de ces dernières semaines.

« Nous allons intensifier la coopération pour mieux cibler les potentielles mules au départ de Bangkok », indique-t-on à l’Ofast, qui doit envoyer sur place une délégation en septembre.

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