DÉCRYPTAGE – Les réserves de gaz ne sont remplies qu’à hauteur de 59,4 % aujourd’hui, contre 72 % l’année dernière. Une situation qui rend le Vieux Continent plus vulnérable à l’approche de l’hiver.

Ce n’est pas la période de l’année où on parle de gaz, de chauffage urbain ou d’industries gazo-intensives. Et pourtant, l’été est stratégique car c’est le moment où les acteurs du gaz remplissent leurs stocks afin qu’ils soient consommés, dans leur grande majorité, pendant l’hiver. Or la situation en ce début août 2026 n’est pas très rassurante aussi bien en France qu’à l’échelle européenne.

Au 11 août, les réserves des pays de l’Union européenne affichaient un taux de remplissage de 59,4 %, selon Aggregated Gas Storage Inventory, l’entité qui compile les données de tous les spécialistes européens du gaz. Un an plus tôt, il était de plus de 72 %. L’Allemagne, le plus gros consommateur de gaz du Vieux Continent, fait figure de mauvais élève avec un taux de 48,6 % actuellement, contre 64,7 % à la même période l’année précédente. La France affiche un niveau meilleur, à 60,9 %, mais un écart plus important avec août 2025, où le taux de remplissage était de 80,6 %.Compétition entre Europe et…

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Le Figaro

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