Ce lundi, deux policiers municipaux, dont une agente, ont été frappés à coups de couteau alors qu’ils tentaient de maîtriser un individu dans le quartier Wilson, à Toulouse. Alors que l’individu a crié «Allah akbar», le parquet n’a pas déclaré de «caractère islamiste» à cette attaque.

Une scène particulièrement violente. Alors que trois policiers municipaux patrouillaient rue d’Austerlitz, dans le quartier Wilson à Toulouse, un homme leur a fait signe avant de sortir un couteau. Si, selon certains témoins, l’individu a crié «Allah akbar», le parquet n’a pas déclaré de «caractère islamiste» à cette attaque.

Lors de cette agression, les agents ont tenté de maîtriser le suspect, un ressortissant italien de 30 ans, à l’aide de bâtons télescopiques. Après avoir lâché un premier couteau, l’individu en a sorti un deuxième, puis un troisième, avant d’être maîtrisé.

Deux policiers ont été blessés lors de l’intervention. Un agent a été touché au cou et a reçu plusieurs points de suture. L’individu aurait tenté d’atteindre sa carotide, sans y parvenir. Une policière a, elle, reçu trois coups de couteau, en grande partie stoppés par son gilet pare-balles. Un troisième agent était présent sur les lieux mais n’a pas été blessé. 

MIS EN EXAMEN

Le suspect a été mis en examen pour «tentative de meurtre sur 3 personnes dépositaires de l’autorité publique» et placé en détention provisoire, rapporte le procureur de la République de Toulouse dans un communiqué. L’individu a affirmé aux enquêteurs avoir «obéi à des voix».

De son côté, Emilion Esnault a estimé auprès de La Dépêche que les policiers étaient «passés à deux doigts du pire».

Ce lundi, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a apporté «son soutien aux policiers municipaux de la ville». Le locataire de la place Beauvau a indiqué que «les investigations ont été confiées par le parquet à la police nationale pour déterminer les circonstances et les motivations de cette agression».