À l’aéroport Nantes Atlantique, le week-end du 15 août pourrait être perturbé chez easyJet. Les 140 hôtesses et stewards de la base nantaise sont appelés à cesser le travail pendant deux jours, dans le cadre d’un mouvement national. Trois syndicats dénoncent une situation devenue difficilement tenable pour les équipages.
Depuis près d’un an, les syndicats alertent la direction sur les changements répétés de planning. Horaires modifiés des dizaines de fois par mois, passages du matin au soir au dernier moment, affectations depuis une autre base ou encore repos réduits : les représentants du personnel dénoncent une organisation qui empêcherait les salariés de prévoir leur vie personnelle et provoquerait un épuisement physique et mental.
La revendication porte notamment sur les protections accordées aux pilotes. Ceux-ci peuvent refuser jusqu’à douze changements de planning par an, ainsi que certains basculements entre services du matin et du soir. Des dispositions que la direction juge, selon les syndicats, non viables pour le personnel de cabine.
L’intersyndicale demande que ces protections soient également appliquées au personnel de cabine. Elle réclame aussi un plafond mensuel du nombre de changements de planning et des mesures correctives définies avec les organisations syndicales.
Les syndicats veulent du concret
Le conflit s’inscrit dans la durée. Une première grève, fin décembre 2025 et début janvier 2026, avait notamment entraîné, dans l’Hexagone, l’annulation de 38 vols le 1er janvier, selon l’Union des navigants de l’aviation civile (Unac). Un second mouvement avait suivi le 6 avril. Le 4 août, un nouveau préavis a été déposé, couvrant la période du 7 août au 2 septembre.
Le 23 juillet, la direction avait présenté des intentions d’amélioration. Les syndicats estiment toutefois qu’aucune mesure concrète n’a été prise depuis. Ils indiquent que le préavis ne sera levé que si la compagnie propose des mesures concrètes et immédiates.