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La Castraise Manon Duparchy signe un triplé exceptionnel en wakeboard cet été 2026 : après ses titres de championne d’Europe et de France, l’adolescente Tarnaise est devenue championne du monde U14, en Italie. Une performance historique, récompensant des mois de préparation intensive et une saison couronnée de trois médailles d’or.
« Tout ce qui m’arrive cet été est vraiment incroyable. » Trois compétitions, trois médailles d’or. Et une saison qui restera forcément à part. Après avoir commencé l’été en s’imposant aux championnats d’Europe U14, à Kozani, en Grèce, Manon Duparchy a poursuivi sur sa lancée pour aller chercher le titre national, avant de terminer son parcours par un sacre mondial en Italie. Une première pour la jeune Castraise, qui avait déjà goûté au podium européen en 2025 avec une médaille de bronze.
Derrière ce triplé historique, il y a pourtant beaucoup de travail et quelques doutes. Dès le printemps, Manon s’était imposé un rythme particulièrement exigeant : pendant trente jours consécutifs, ses journées commençaient à 6 heures avec réveil musculaire, trampoline, gainage et répétition des figures à sec. L’objectif était clair : automatiser les gestes et arriver aux grands rendez-vous avec le maximum de précision.
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Cette préparation a fini par porter ses fruits. Mais même lorsqu’on a beaucoup travaillé, la compétition conserve sa part d’incertitude. Le titre mondial en est la parfaite illustration. Le jour des qualifications, la jeune Tarnaise se sentait plutôt sereine. En revanche, avant la finale, le stress est monté d’un cran, avec « une énorme boule au ventre » et des nausées.

L’adolescente castraise peut brandir avec fierté sa première médaille d’or mondiale. /DR
Puis, tout s’est joué sur l’eau. Dès sa première figure, Manon chute. Un moment forcément difficile dans une finale où chaque erreur compte : « J’ai pleuré sur l’eau quand je suis tombée », raconte-t-elle. Mais la Castraise parvient à repartir et à terminer son run retour. Une réaction qui lui permet de reprendre confiance alors qu’elle sait déjà avoir utilisé son droit à l’erreur.
« C’est quelque chose d’extraordinaire à vivre dans sa vie »
Au moment où les résultats tombent, Manon ne croit d’ailleurs pas encore au titre. Elle pense surtout avoir terminé deuxième : « Je ne pensais vraiment pas être première », reconnaît-elle. Puis vient l’annonce : elle est championne du monde. « J’étais tellement joyeuse. C’est quelque chose d’extraordinaire à vivre dans sa vie. »
Une joie qui fait écho à celle ressentie quelques semaines plus tôt en Grèce. Lors de la finale européenne, le stress avait déjà fini par se transformer en moteur. Une chute sur la dernière figure avait même libéré les émotions accumulées, la jeune championne pleurant alors de joie après avoir constaté que tous ses efforts avaient payé.

Trois premières places sur les podiums des plus grandes compétitions pour la Castraise. /DR
Dans cette réussite, Manon n’oublie personne. Son père Philippe, très impliqué dans sa préparation, ses frères, sa maman et l’ensemble de ses proches ont accompagné chaque étape de cette saison hors norme.
Après un tel été, l’heure est désormais venue de souffler un peu. Manon va pouvoir prendre quelques jours de repos, tout en continuant à s’entraîner. Car l’histoire ne s’arrête pas avec ce triplé : l’année prochaine, elle changera de catégorie et passera chez les U18. De la Raviège aux podiums internationaux, la jeune Castraise a franchi un nouveau cap. Et cet été 2026 restera comme celui où, pour la première fois, elle aura tout gagné.
