DÉCRYPTAGE – Pour satisfaire les besoins massifs de l’IA en électricité, des unités de production non raccordées au réseau, et pour la plupart émettrices de gaz à effet de serre, se multiplient.
Pourquoi demander ailleurs lorsque l’on peut faire soi-même ? Pour alimenter ses intelligences artificielles en électricité dont elles sont très gourmandes, la tech américaine s’apprête à construire d’ici à 2030 l’équivalent d’une fois et demie tout le parc nucléaire français. Avec plus de 90 gigawatts (GW) de capacité estimée, selon la société de veille économique Cleanview. Représentant environ 8 % du courant produit aux États-Unis, ces nouvelles capacités fonctionneraient aux trois quarts au gaz naturel, l’énergie dominante du pays qui représente 40 % de son mix électrique. D’après les projections du gouvernement américain, les data centers compteront pour 10 à 15 % de la consommation électrique du pays d’ici à 2030 (contre 5 % aujourd’hui), faisant passer leur consommation annuelle totale d’environ 200 TWh en 2025 à une fourchette comprise entre 520 et 840 TWh. Pour satisfaire cette nouvelle demande, le gouvernement s’est donc hâté de fournir des permis de construire au plus offrant…
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