Tournoi des Mégalithes à Carnac, samedi et dimanche

« J’ai hâte d’avoir mon diplôme de kiné et de venir m’installer ici ! » Originaire du Limousin, Léa Odogwu se projette déjà dans quelques années. D’ici deux ans, elle compte bien avoir validé ses années d’études à l’école de kiné de la Croix Rouge de Limoges avec l’idée de rejoindre sa terre d’adoption. La joueuse connaît en effet bien le Sud-Bretagne pour y venir régulièrement depuis des années. « Je viens à Erdeven pendant un mois et demi tous les étés. Ma famille est à Limoges mais a construit ici par attachement. Ils sont tombés amoureux du Morbihan et moi aussi », souligne celle qui participait jusque-là de manière occasionnelle aux tournois d’été sur la côte morbihannaise.

« Je passais mon temps à manger des crêpes ! »

Mais cette année, la Limougeaude a changé ses plans. « C’est la première année où je m’implique vraiment, où je fais cela vraiment sérieusement. Avant, j’en faisais un ou deux. Sinon, je passais mon temps à manger des crêpes. Là, j’ai fait plus « diète et matchs », rigole-t-elle. Et le résultat est là ! D’abord demi-finaliste à Larmor-Plage début juillet, elle perd en finale de « son » tournoi d’Erdeven face à Louise Guenoum avant de prendre sa revanche contre la Lorientaise quatre jours plus tard à Quiberon puis de s’offrir un deuxième titre en deux jours à Beaumer. De quoi lui donner le sourire avant de terminer ses vacances par ce tournoi carnacois. « Depuis quatre ans, je ne fais que m’amuser et c’est comme cela que je joue le mieux. J’ai eu beaucoup de pression quand j’étais petite. Maintenant, je joue relâchée avec le sourire », souligne Léa Odogwu, fière d’être un mélange d’origines. « Ma mère est creusoise. Mon père est né à Glasgow mais vient du Nigeria. Sa mère est italienne. Il a fait ses études en Angleterre, où mes parents se sont rencontrés. J’ai vécu trois ans en Angleterre avant qu’on s’installe en France à Limoges », raconte la Française, qui espère décrocher sur les courts du Ménec un nouveau titre estival. Elle devra toutefois se méfier de sa principale rivale Iris Pérouse (Angers, 4/6).