Un nouveau cap dans les intimidations visant Régine Komokoli, conseillère municipale d’opposition à Rennes et conseillère départementale d’Ille-et-Vilaine. Dans la nuit du 7 au 8 août 2026, la voiture de l’élue a été détériorée. Une plainte a été déposée le 11 août. Ces faits ont été rattachés à la procédure déjà ouverte en avril par le parquet de Rennes pour harcèlement moral aggravé – sur une élue et en ligne.
L’enquête regroupait déjà des injures racistes sur le réseau social X et la vitre brisée d’un voisin, a priori victime d’une erreur de cible. Dans un communiqué publié le 13 août, le procureur adjoint Jean-Marie Blin indique que ces dégâts constituent « une nouvelle modalité » du harcèlement.
Le parquet rappelle qu’en vertu de l’article 222-33-2 du Code pénal, l’infraction s’applique même si les auteurs se succèdent sans concertation, dès lors qu’ils connaissent la répétition des faits. Chaque auteur encourt jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 € d’amende. Élue en 2021 au département d’Ille-et-Vilaine, cette militante féministe et ancienne réfugiée centrafricaine subit depuis plusieurs mois un harcèlement haineux et récurrent.