Ligue 3 (2e journée). Quevilly-Rouen Métropole – US Concarneau, ce vendredi (19 h)
Au moment d’aborder le raté de la première journée contre Orléans (0-2), Mathis Picouleau évoque une véritable frustration. « On s’attendait à un match compliqué parce que tous les premiers matchs sont assez fermés, assez durs. On espérait forcément mieux. On va travailler pour faire mieux. »
« Une revanche envers nous-même »
L’analyse vidéo réalisée en début de semaine a permis de cibler les manques. « On n’a pas retrouvé la récupération de ballons médian haut qu’on avait en préparation. On n’a pas réussi à déséquilibrer Orléans comme il fallait quand on repartait d’en bas. Forcément, on s’est créé moins d’occasions », détaille le milieu de terrain.
Pour le déplacement à Quevilly-Rouen, ce vendredi, il y aura un sentiment de revanche. : « C’est surtout une revanche envers nous-mêmes. Par rapport à ce qu’on a bien fait pendant toute cette prépa et qu’on n’a pas retrouvé sur ce premier match.
À 26 ans, Mathis Picouleau aborde sans pression excessive son statut de capitaine de l’US Concarneau, fort d’un vécu de leader accumulé durant sa formation au Stade Rennais puis lors de deux saisons à Nîmes. « C’est quelque chose que j’ai connu, donc ça ne me pose aucun problème d’assumer ces responsabilités. Le but, c’est de remplir cette mission au mieux et surtout qu’il y ait des résultats et que l’équipe tourne bien. »
L’évidence concarnoise
Ses deux saisons passées dans le Gard, dans un contexte extra-sportif pesant, lui ont forgé le mental : « C’était compliqué, on n’avait pas de présence de notre président, les supporters ne venaient plus… Mais ça m’a permis de grandir et d’apprendre beaucoup de choses. J’ai eu un rôle de leader. Ça m’a fait progresser, que ce soit footballistiquement ou au niveau du caractère. »
Arrivé à Concarneau l’été dernier, le Rennais d’origine n’a jamais regretté son choix, malgré une seconde partie de saison dernière plus neutre.
« Quand Philippe (Leclerc) m’a appelé et m’a présenté le projet, ça a été pour moi une évidence. Je savais que je pourrais progresser ici, je voyais comment ça jouait et l’engouement au stade. J’ai dit go direct et sans aucun regret. »
Désormais brassard au bras, Mathis Picouleau entend bien guider l’US Concarneau vers son premier succès de la saison dès ce vendredi soir.