En bref
Résumer
l’article

  • Les hémorroïdes, structures vasculaires du canal anal,
    deviennent problématiques lorsqu’elles s’enflamment, causant
    douleur et saignement, selon le Dr Lucas Spindler.
  • Un saignement anal ne doit pas être automatiquement attribué à
    une crise hémorroïdaire, car il peut indiquer un cancer de l’anus
    ou colorectal.
  • Des symptômes similaires entre hémorroïdes et cancer
    nécessitent une consultation médicale pour éviter des erreurs de
    diagnostic potentiellement graves.

Ce résumé généré par IA a
été validé par les journalistes de la rédaction.

Les
hémorroïdes
font partie de l’anatomie normale.
Ces structures vasculaires, situées dans le canal anal, participent
à la continence et à la sensibilité anale. Elles deviennent
problématiques lorsqu’elles s’enflamment, provoquant douleur,
gonflement ou saignement.

Selon le Dr Lucas Spindler,
gastro-entérologue et proctologue interrogé par

Le Journal du Centre
, la constipation, la
sédentarité, le surpoids ou la grossesse favorisent leur
apparition. Mais un
saignement anal
ne doit jamais être attribué automatiquement à
une
crise hémorroïdaire
.

Hémorroïdes ou cancer ? Des symptômes qui se ressemblent, mais pas
toujours

Le
Dr Spindler
le constate régulièrement : certains patients
utilisent des crèmes anti-hémorroïdaires pendant des mois alors
qu’ils souffrent en réalité d’un
cancer de l’anus
, dont la France recense plus
de 2 000 nouveaux cas chaque année, un chiffre en hausse
constante.

Quelques indices doivent inviter à la vigilance : un
saignement plus foncé que d’ordinaire, une masse dure plutôt que
souple, une perte de poids inexpliquée ou des ganglions gonflés à
l’aine. Selon la
Colorectal Cancer Alliance
, ces signes peuvent également
accompagner un cancer colorectal, tandis que
l’Anal
Cancer Foundation
rappelle que le cancer de l’anus est le plus
souvent lié au papillomavirus humain (HPV).

Cancer
de l’anus, cancer colorectal… Attention aux hémorroïdes
récurrentes

Aux États-Unis, Tracy Robert a raconté à
SELF
qu’une hémorroïde diagnostiquée en 2004 s’est révélée
être un cancer colorectal onze ans plus tard.
Brandon Dale, lui, a expliqué à la
Cleveland Clinic
avoir longtemps soulagé ce qu’il pensait être
des hémorroïdes récurrentes, avant qu’une
coloscopie ne révèle un cancer rectal de stade 3.

Ces récits ne signifient pas que les
hémorroïdes se transforment en tumeur : elles
n’augmentent pas le risque de cancer. Le vrai
danger consiste à leur attribuer, sans vérification, un
symptôme qui pourrait avoir une autre origine.

« On pense que ce sont des hémorroïdes » : ce symptôme peut aussi révéler un cancer de l’anus, alerte un gastro-entérologue

© Jo Panuwat D – Shutterstock

Symptômes cancer ou hémorroïdes : quand consulter, sans attendre
?

L’Assurance
Maladie
recommande de consulter dès un premier
saignement anal
, puis en cas de récidive, ainsi qu’en cas
de douleur intense, de fièvre ou de selles très noires. Le Dr
Spindler conseille d’éviter les anti-inflammatoires en
automédication, en privilégiant le paracétamol en attendant un
rendez-vous.

Les traitements des hémorroïdes se sont
largement modernisés : crèmes, techniques mini-invasives comme la
photocoagulation infrarouge ou la ligature élastique, et chirurgie
en dernier recours. Dans tous les cas, le message du spécialiste
reste le même : consulter sans honte, car un simple examen suffit
souvent à écarter toute inquiétude, ou à détecter à temps un
problème plus sérieux.