Pas moins de 17 associations avaient appelé à un « contre-rassemblement anti-raciste et anti-fasciste » ce dimanche 16 août à 18 h. Elles entendaient protester contre le projet de déploiement d’une banderole à Lyon place Saint-Jean en faveur du concept de remigration, qui prône l’expulsion massive des immigrés.
Le Préfet a interdit le déploiement de cette banderole, considérant que le rassemblement « introduit une discrimination fondée sur la race et l’origine ethnique ».
Recherche d’affrontements
Dans la foulée, il interdit également la contre-manifestation, prévue à la même heure et à peu près au même endroit, devant le Palais de justice de Lyon 5e. Il estime que « cette manifestation est organisée dans le contexte local d’antagonisme récurrent et violent entre la mouvance d’ultra-gauche et la mouvance d’ultra-droite ; que la recherche d’affrontements entre ces groupuscules est particulièrement prégnante et récurrente dans le département du Rhône ». Des affrontements qui ont pu être mortels, avec le décès en février du militant nationaliste Quentin Deranque.