Les canicules à répétition étouffent les organismes humains, la faune et la flore, tout en asphyxiant également une économie européenne déjà atone. Sur le Vieux Continent, pas une semaine ne s’écoule sans qu’un secteur d’activité ne concède sa vulnérabilité : des centrales nucléaires à l’arrêt, des liaisons ferroviaires et fluviales supprimées ou des rendements agricoles en chute libre affectent États, entreprises et ménages, qui se révèlent tous impuissants face à la nouvelle donne climatique.

Cet été brûlant invalide les prévisions initiales, déjà modestes, de croissance de l’activité. Selon un premier rapport établi ce mois d’août, les vagues de chaleur sont responsables de dommages évalués à près de 180 milliards d’euros, réduisant ainsi le PIB européen annuel d’environ 1 %. « Cet été montre que le changement climatique n’est pas un risque économique lointain. La chaleur extrême que nous connaissons tous aujourd’hui montre concrètement comment le changement climatique affectera les vies, les travailleurs et la prospérité à travers l’Europe », détaille Hans Stegeman, économiste en chef à la Banque Triodos, co-auteur du rapport.