Le soleil de ce mercredi tape fort sur le bitume. En cette cinquième vague de chaleur estivale, marcher sur l’avenue des Frères-Lumière relève du parcours du combattant. Entre une pelleteuse et un engin de chantier bloquant la chaussée, les passants rasent les murs à la recherche d’ombre. Joao, à pied d’œuvre depuis un an et demi, s’attaque aux raccordements d’eau et d’électricité : « Parfois les gens sont compréhensifs, mais pas toujours… ».
Josette, 87 ans, vit à Monplaisir depuis un demi-siècle. Pour elle, le verdict est sans appel : « En cinquante ans, c’est la pire transformation qu’ait connue le quartier. Il faut faire attention à ne pas tomber sur les trottoirs. Mes petits-enfants doivent faire le tour du quartier pour venir me voir en voiture ». Plus loin, Chloé, 34 ans, aide une personne âgée à enjamber une bordure en chantier : « Je suis partagée, parce que ça fait diminuer la circulation automobile, mais sans commerces, le quartier devient triste. »
« De 35 à…