Pas moins de 38 °C de température ambiante vendredi 14 août, vers 17 heures, au beau milieu des champs grillés par la canicule. Une coulée de verdure composée d’arbres et de broussailles est en feu sur le territoire communal de Fléville-devant-Nancy, à quelque 200 mètres de l’enseigne Conforama, dans la ZAC de la Porte sud. Placée sous le commandement du lieutenant Olivier Mathis, une quinzaine de pompiers des casernes de Vandœuvre-lès-Nancy et Nancy Rives-de-Meurthe est engagée.

Trois engins porteurs d’eau dont deux camions-citernes feux de forêt (CCF) d’une capacité de 4 000 litres unitaires servent à convoyer le précieux liquide au plus près de la zone embrasée. Ils sont réapprovisionnés par la borne à incendie située près de Conforama. Le vent pousse les flammes en direction de la zone commerciale, à l’opposé des habitations du quartier Bretagne à Heillecourt, situé à environ 400 m de là.

Propagation évitée

Le feu s’est largement propagé à un champ surplombé par une ligne haute tension. Sans les trois lances activées en batterie par les secours, la propagation semblait inévitable à la forêt attenante du bois des Fourneaux, celle de Frocourt ainsi qu’aux premières cellules commerciales de la ZAC. Un scénario catastrophé évité par l’engagement des pompiers soumis à de rudes conditions d’intervention du fait de la chaleur et du dégagement de fumée.

Casseroles, cartouches de gaz et canettes de bière

Vendredi matin, des toiles de tente abritées par les taillis étaient encore visibles. Elles ont brûlé dans l’incendie et après le passage des flammes, seuls des arceaux calcinés témoignent encore de leur présence. Des lits de camp partiellement brûlés étaient encore visibles.

Le périmètre du campement, lui, est jonché d’objets calcinés : boîtes de conserve, casseroles, petites cartouches de gaz, canettes de bière en aluminium… Autant de témoins d’une présence humaine installée et qui a déjà fait l’objet de contrôle par les autorités.

Alain Boulanger, le maire de Fléville-devant-Nancy, était sur place tout comme la police. Une enquête est ouverte afin de déterminer les causes exactes de ce sinistre qui a pris corps au niveau de ce campement sauvage occupé, été comme hiver, depuis plus d’un an par plusieurs personnes.