Sans surprise, les fortes chaleurs donnent des envies de baignade. À Rouen, certains n’hésitent pas à piquer une tête dans la Seine, malgré une amende de 75 euros. Les pontons du Pré-aux-Loups et de l’Île-Lacroix sont particulièrement prisés des adolescents.
Mais la baignade dans le fleuve reste particulièrement dangereuse. Elle n’est pas surveillée et doit impérativement rester à distance des zones de navigation. Pour des raisons légales, certes, mais surtout pour des questions de sécurité.

À lire aussi
« Ce serait bien que la Seine soit ouverte » : à Rouen, ados et collectifs rêvent de baignades encadrées
Sauter depuis un pont, notamment, peut avoir des conséquences dramatiques. « Les écluses et les zones de navigation sont des secteurs particulièrement dangereux, rappellent les autorités portuaires. En effet, même depuis une faible hauteur, sauter dans ces zones peut provoquer des blessures graves, voire mortelles. »
Sous la surface, la visibilité est très limitée. Le fond du fleuve peut être jonché de déchets, de pieux métalliques, de blocs de béton ou encore d’enrochements. À cela s’ajoutent les mouvements de courant et les manœuvres des bateaux, susceptibles de mettre très rapidement un nageur en difficulté. Le risque de collision avec un navire, lui, constitue le scénario le plus redouté.