ENQUÊTE – Vitamine C, magnésium, glutathion, NAD+… À Los Angeles comme à San Francisco, les Américains s’offrent désormais une perfusion comme un soin visage. À la clé ? Une promesse de glow, d’énergie et de longévité. Enquête sur une industrie qui prospère malgré des bases scientifiques fragiles.
Sur le trottoir d’Union Street, dans un quartier huppé de San Francisco, rien ne distingue Hydration Room des boutiques voisines. À l’intérieur, le décor est blanc, aseptisé. Tout au plus, on se croirait dans un laboratoire d’analyses parisien. Derrière un comptoir blanc minimaliste, une réceptionniste accueille les clientes, et non pas les patientes. Quelques minutes plus tard, une infirmière les fait entrer dans une petite pièce carrée pour un check-up santé : allergies, traitements en cours, antécédents. Le formulaire a été rempli en amont, en ligne. Sur la carte, plusieurs «cocktails». Le Myer’s, la formule historique : vitamine C, complexe B, magnésium, calcium, zinc, glutathion. Comptez 245 dollars. Il y a aussi des perfusions ciblées pour booster l’immunité, hydrater la peau, récupérer de l’activité physique, limiter la gueule de bois ou le jet-lag. «Les effets dépendent d’un individu à l’autre, c’est en fonction de votre métabolisme», précise l’infirmière. Recommandation…
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