« Si la Fédération Française de Football devait suivre cette recommandation, elle mettrait un terme à l’histoire d’un club majeur du football français ». Les dirigeants du FC Girondins de Bordeaux n’ont pas tardé pour s’exprimer après que le conciliateur du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a proposé ce vendredi de maintenir la décision de la DNCG d’exclure le club des championnats nationaux en raison de leurs difficultés financières.

Les Girondins ont ainsi publié ce samedi matin un long communiqué aux odeurs de crainte alors qu’une potentielle liquidation judiciaire se rapproche de plus en plus. « Il ne s’agit pas d’une décision mais d’une recommandation », commencent les dirigeants qui précisent que désormais la décision revient « au Comité Exécutif de la Fédération Française de Football, seul habilité à statuer ».

Le regret de voir la « sécurisation financière » et le rachat être insuffisants

« Privé de compétition, le Club se dirigerait alors vers la liquidation judiciaire, en dépit des garanties apportées pour assurer sa continuité », appréhende le club dans son communiqué.

« Le Club s’étonne de cette orientation alors que des garanties financières particulièrement importantes ont été apportées par les nouveaux investisseurs pour sécuriser le financement de la saison à venir comme des suivantes, avec notamment le placement sous séquestre, à la Caisse des Dépôts et Consignations, de 10,6 millions d’euros. Au-delà de cette garantie demandée par la DNCG, les nouveaux investisseurs ont présenté un montant additionnel de 10 millions de dollars, logés sur un compte dédié à la banque JP Morgan, et se sont engagés à exécuter le Plan de Continuation 2025-2035 arrêté par le Tribunal de Commerce, en réglant les 20 millions d’euros de dettes contractées auprès de nombreux clubs français et de créanciers régionaux, tout en garantissant les emplois existants », peut-on lire également dans le communiqué.

Le CNOSF n’a donc pas entendu ces derniers arguments présentés par la délégation bordelaise lors de l’audition du 5 août en vue de la réintégration du club en National 1, l’ancien National 2.

Pour rappel, le 31 juillet dernier, les Girondins avaient été rachetés pour un euro symbolique à Gérard Lopez par Sparta Capital. Le nouvel investisseur avait annoncé avoir réuni 10,6 millions d’euros afin de régler les dettes liées à la saison 2025-2026 et de financer l’exercice 2026-2027. Mais le versement de ces fonds était conditionné au maintien du club dans les championnats nationaux.

Dans l’attente de la décision de la FFF alors que se profile un référé devant le tribunal administratif

Le FC Girondins de Bordeaux regrette qu’un tel niveau de sécurisation financière et la rigueur budgétaire dont il a fait preuve — maîtrise parfaite de la masse salariale et du budget en 2025/2026 — n’aient pas été jugés suffisants pour suspendre les effets de la rétrogradation prononcée à son encontre.

A noter que l’avis du CNOSF reste bien consultatif, même s’il constitue un nouveau coup dur pour les sextuples champions de France. Le club a tout de même jusqu’au vendredi 28 août pour saisir le tribunal administratif contre cet avis. « Le FC Girondins de Bordeaux et sa nouvelle Direction se tiennent à la disposition de la Fédération Française de Football et entendent défendre leurs intérêts jusqu’au bout, en exerçant l’ensemble des voies de recours à leur disposition dans les délais prévus par la loi », précise le communiqué.

Le club doit désormais attendre la décision du Comité exécutif de la FFF. En effet, ce dernier devrait se réunir prochainement pour examiner la décision du CNOSF. C’est ce comité executif qui devra à son tour statuer sur le sort des Girondins. Une décision négative de la FFF ferait donc peser une menace de liquidation judiciaire encore plus directe sur le club.

Article original publié sur RMC Sport