Alors que la guerre en Ukraine, débutée en février 2022 avec l’invasion de la Russie, se poursuit, les services de sécurité ukrainiens (SBU) ont démantelé un important réseau de renseignement russe. Comme le rapporte Le Parisien, ce réseau suivait de près l’activité des bases aériennes où se trouvent les Mirage 2000 et les F-16 occidentaux de l’armée ukrainienne afin de surveiller leurs horaires de décollage et d’atterrissage.

En tout, le SBU a annoncé sur son réseau Telegram, photos à l’appui, que 14 espions russes ont été arrêtés. «Selon l’enquête, l’activité des suspects permettait à l’adversaire de planifier et de mener des attaques contre les aérodromes militaires ukrainiens abritant des avions de combat F-16 et Mirage 2000», est-il précisé. Selon l’enquête menée par le SBU, ces espions transmettaient par la suite ces précieuses informations au renseignement militaire russe afin de permettre des frappes contre les aérodromes où sont situés les avions militaires occidentaux.

À lire aussi

Guerre en Ukraine : la France va livrer de nouveaux chasseurs Mirage 2000 à Kiev

Des habitants recrutés dans toute l’Ukraine

Selon les informations du Kyiv Post, ces 14 espions russes travaillaient tous pour le GRU, le renseignement militaire russe. Recrutés directement sur Telegram à leur insu, le premier d’entre eux est un habitant de Lviv, une ville située dans l’ouest de l’Ukraine. L’homme, administrateur d’une chaîne Telegram consacrée à l’aviation militaire, aurait attiré l’attention du GRU après avoir publié une série de photos d’avions de combat ukrainiens dans plusieurs groupes favorables au Kremlin. Une fois recruté par le GRU, il aurait alors utilisé son canal pour recruter à son tour, à leur insu, les 13 autres espions qui habitaient tous à proximité d’une base aérienne militaire.

Selon les enquêteurs ukrainiens, ces derniers, pensant alimenter la chaîne Telegram, n’avaient pas connaissance de l’objectif final qui consistait à déposer les clichés réalisés dans un espace de stockage en ligne dont l’accès était ouvert à un contact situé en Russie. Alors que l’enquête se poursuit pour déterminer le rôle exact de chaque membre du réseau, plusieurs perquisitions ont été menées par le SBU après cette découverte. Lors de celles-ci, plusieurs téléphones et du matériel photo attestant de la collecte d’informations liées à l’aviation militaire ont été saisis. Dans le même temps, et afin d’éviter toute nouvelle fuite d’informations, quatre chaînes Telegram et dix groupes utilisés pour diffuser des photographies sur les unités aériennes de l’Ukraine ont également été bloqués.

Lire l’article sur le site de Capital