Les Spartiates ont enfin retrouvé leur glace, après la frayeur de la semaine dernière. Pour cette reprise de l’entraînement, plusieurs nouvelles têtes ont rejoint le groupe et il ne s’agit pas seulement des nouvelles recrues. Déjà présent l’année dernière à pareille époque, Alexandre Texier, seul joueur français à évoluer en NHL, au sein des Canadiens de Montréal, a rejoint les Marseillais pour préparer sa saison. Pour La Provence, il a accepté d’évoquer cette collaboration, ainsi que le regard qu’il porte sur le club marseillais.

Comment s’est faite la connexion entre vous et Marseille ? Pour reprendre une image footballistique, on a un peu l’impression que Kylian Mbappé vient s’entraîner avec un petit club de la région…

L’été, je n’habite pas loin d’ici. Je cherchais un endroit pour m’entraîner. Les Spartiates ont une super belle structure et ils m’ont surtout accueilli. Ils m’ont donné l’accès à à la glace pour pouvoir les joindre pendant leur temps d’entraînement. Moi, je m’entraîne avec la prépa physique aussi qui est à Marseille. Ils m’accueillent à bras ouverts donc moi, je suis hyper content d’être ici. Ça me permet de profiter de mon été tout en m’entraînant, en étant proche de la maison.

Dans ce contexte, le fait d’avoir un club en Ligue Magnus au bord de la mer, c’est peut-être l’idéal pour ce type d’entraînement…

Le combo est idéal : je m’entraîne sur la glace, à la gym, je rentre un peu chez moi, j’ai la plage… C’est un peu les vacances et c’est hyper pratique pour moi donc je suis vraiment content. Ça me permet d’augmenter mon intensité avant mon vrai camp à moi (à partir du 16 septembre, Ndlr), de me pousser un peu, le cardio, prendre les marques, le rythme. Parfois, on monte deux fois sur la glace, donc c’est parfait, c’est ce qu’il me faut.

« Je n’oublie pas d’où je viens »

Quand on est habitué à évolué dans le pays du hockey et même si la patinoire de Marseille est la plus grande permanente de France, le contraste doit être saisissant…

Oui il est impressionnant. Après, ce n’est pas le même sport là-bas. C’est un peu comme le foot et l’OM ici. Donc je m’adapte, mais je ne n’oublie pas d’où je viens. Je pense que c’est quand même une belle structure, une belle patinoire. Ce n’est plus un petit club qui vient de monter. Moi, j’arrive un peu à comparer avec ce que j’ai vu. Les infrastructures sont bonnes. Il y a une belle structure de prépa physique, de kiné, de salle de muscu, d’organisation. Pour la France, c’est vraiment bien.

Le fait d’être le seul joueur français en NHL, est-ce que ça met une pression particulière sur les épaules ?

Non, pas du tout. Quand je viens m’entraîner, je m’entraîne pour me mettre en rythme et inconsciemment, il y a des jeunes qui suivent, qui regardent la manière dont tu t’entraînes le matin à la gym, tous les petits détails. Moi, je le faisais quand je regardais les plus grands Quand tu as moins envie, ce sont les petits détails qui t’amènent au haut niveau et je pense que ça ne peut qu’aider. Moi, je suis hyper content de faire ça. Venir l’après-midi, faire de l’individuel avec les jeunes, pour faire évoluer le hockey français. Donc médiatiquement aussi, le hockey a une meilleure exposition qu’avant, donc c’est positif.

« Pour que d’autres joueurs de NHL viennent s’entraîner ici, il faut que la glace soit nickel »

Est-ce que c’est envisageable de voir d’autres joueurs de NHL venir s’entraîner ici ?

On en a un tout petit peu parlé. Moi, je m’entraîne un peu en Suède pendant l’été, avec des gars de NHL, mais j’espère que ça pourra se faire. Le seul problème qu’on a, c’est la glace. C’est le seul truc qui bloque. Quand j’ai parlé un peu à des gars, ils adoreraient venir, mi-vacances, mi-entraînement. Dans une ville comme Marseille, ils adorent la France, ils adorent la mer. Donc s’ils sont intéressés, il faut juste être sûr que la glace est bonne à 100 %. La semaine dernière, on n’a pas eu de glace, elle n’était pas assez bonne. Là, c’est encore moyen. Donc pour qu’ils viennent, il faut quand même que ce soit nickel.

Est-ce que vous suivez le parcours des Spartiates durant la saison ?

Je suis ce que font mes potes et parfois j’arrive à regarder les matches puisque c’est dans l’après-midi au Canada. En tant que passionné de hockey je suis tous les résultats de tous les championnats et principalement de la France. Et comme je m’entraîne ici, j’ai envie qu’ils fassent un bon parcours et qu’ils aillent le plus loin possible.

Pensez-vous que Marseille peut devenir une place forte du hockey français ?

En termes de hockey, oui, à 100%. Il y a la patinoire, les infrastructures, l’engouement du foot peut aider aussi. Après, c’est comme dans tout, il faut que tu aies un peu de résultats et après ça part. Mais de ce que j’ai entendu, la patinoire est pleine pratiquement à chaque match, l’ambiance est incroyable et les joueurs français ou étrangers adorent jouer à Marseille. Donc je pense que Marseille a tout pour réussir. Une bonne année avec un bon résultat et je pense que ça part.