Une mésaventure qui s’est déjà produite dans le passé, notamment en 2018 et en 2023. Vendredi 14 août, plusieurs stations de l’Est de la France affichaient des ruptures d’essence : 14 % étaient en effet considérées «en difficulté», donc en rupture d’au moins un carburant, selon le site internet prix-carburants.gouv.fr. Le Haut-Rhin et le Territoire de Belfort, notamment sevrés d’essence sans plomb, affichaient des taux d’indisponibilité entre 25 et 50 %. Ces derniers sont notamment liés à la sécheresse et au faible niveau du Rhin, empêchant les bateaux de circuler.

«Ça fait une semaine que ça dure», déplore un employé d’une station TotalEnergies de Strasbourg, en rupture de SP98. Il affirme que la situation n’est pas encore dramatique, et recommande aux automobilistes de se rabattre sur le SP95. Or, certaines stations-service n’offrent aucun des deux carburants.

Des précipitations attendues la semaine prochaine

Pour l’heure, le Rhin est quasiment coupé à hauteur de Kaub, ville située dans l’ouest de l’Allemagne, où la hauteur d’eau dans le chenal navigable est tombée lundi à 130 cm, un niveau jamais atteint auparavant. Les bateaux sont donc contraints de réduire leur chargement de 80 %, explique à l’AFP Jean-Laurent Kistler, directeur du développement de Voies navigables de France (VNF) dans la capitale alsacienne.

Il précise d’ailleurs que ce genre de problème s’est déroulé il y a quelques années, mais pas dans les mêmes proportions. «Le déficit de précipitations a commencé très très tôt dans l’année», dès début juillet, au lieu de septembre habituellement, explique Jean-Laurent Kistler. A partir de ce week-end et de la semaine prochaine, des pluies sont attendues même si le niveau du Rhin ne devrait regagner qu’une vingtaine de centimètres, avant de rebaisser, selon le directeur du développement de Voies navigables de France (VNF) à Strasbourg.