La journée du lundi 17 août va-t-elle être celle des solutions ou des tensions ? C’est à cette date qu’une cinquantaine d’habitants des bidonvilles nommés MDM1 et Chaupières, dans le quartier Doulon, pourraient être expulsés. Avec, si nécessaire, le concours de la force publique. Ainsi en a décidé le préfet, alors qu’en toile de fond des riverains dénoncent des incivilités et nuisances répétées.

Et c’est justement auprès du représentant de l’État que se tournent à la fois ces habitants mais aussi ceux qui les soutiennent, l’inter-collectif Personne à la rue et l’association Roata. Une rencontre en mairie vendredi n’ayant débouché sur aucune solution concrète puisque la décision n’entre pas dans les prérogatives de la Ville, une audience en urgence est sollicitée dès ce lundi. Avec pour ordre du jour de pouvoir échanger directement avec le préfet sur la situation des familles concernées et sur les conséquences de leur expulsion.

Solutions de relogement

Dans cette optique, nous souhaitons notamment demander de surseoir à l’expulsion afin d’éviter de placer plusieurs dizaines de personnes, dont des familles et des enfants, dans une situation de grande précarité et sans solution d’hébergement ou de relogement pérenne ».

Faisant savoir que que de nombreux habitants de ces bidonvilles travaillent, notamment dans les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire, les différents acteurs qui ont manifesté vendredi présentent une autre requête. En l’occurrence que puisse être engagée dès à présent, en lien avec les collectivités et les associations concernées, une démarche permettant d’identifier et de mettre en œuvre des solutions de relogement adaptées pour les familles ».

Dans ce cadre, il est demandé de surseoir à l’expulsion.