Le temps d’une matinée, sur la pelouse du Septeo Stadium, le Racing Club Narbonnais a partagé un entraînement avec le finaliste du Top 14, Montpellier. En séparé, puis en collectif, les Audois ont pu se confronter à ce qui se fait presque de mieux dans le rugby français. Bénéfique à deux semaines de débuter le championnat de Pro D2.
Des rires entre Jacques Delmas, Charles Malet et Bernard Laporte, les retrouvailles de Jules Veyrier avec ses anciens coéquipiers, les empoignades entre vieilles connaissances, Jean-Pierre Marrot et ses conseils à Lenni Nouchi ou encore les questions des supporters sur certains nouveaux visages… Parce que c’est aussi ça un entraînement dirigé entre le Racing Club Narbonnais et le Montpellier Hérault Rugby. Ce vendredi matin, trois jours après leur match amical perdu sur le fil à Béziers (29-27), les Audois ont pris leurs quartiers sur la pelouse du Septeo Stadium le temps d’une matinée.

L’heure des retrouvailles entre Bernard Laporte et Jacques Delmas, deux vieilles connaissances.
L’Indépendant – Jennifer Barcelo
« J’ai 31 ans et je l’ai vécu avec des yeux d’enfants. Quand tu te mets à faire des passes avec des mecs que tu regardais à la télé, c’est fou », raconte Paul Belzons, en parlant des Billy Vunipola, Stuart Hogg, et d’autres. Des centaines de capes dans différentes sélections se dressaient en face des Narbonnais et une formation qui n’avait repris que depuis deux semaines. Mais la bande de Jacques Delmas n’a fait aucun complexe, au contraire.

De belles épreuves de force entre Narbonnais (en orange) et Montpelliérains.
L’Indépendant – Jennifer Barcelo
Un peu plus d’une demi-heure de séparé, sur un terrain annexe, les avants des deux équipes s’échangent des mêlées au sifflet de l’arbitre de Top 14 Ludovic Cayre, d’un autre côté la répétition des lancers en touche a lieu. Sur le pré d’honneur, les trois-quarts se jaugent sur les lancements respectifs de chaque attaque. L’intensité monte d’un cran, la chaleur augmente au fil des secondes et la bonne quarantaine de minutes de collectif est lancée. Pas de véritable opposition, plutôt des séquences bien précises pour travailler des secteurs bien spécifiques. D’une intensité très soutenue, sans véritable temps mort.

Des mêlées très disputées entre les packs des deux équipes, sous le regard avisé de l’arbitre Ludovic Cayre.
L’Indépendant – Jennifer Barcelo
Quand nous faisons les choses bien, on peut les mettre en difficulté.
« C’était constructif, on s’est tiré la bourre en mêlée et en touche. On s’est bien challengé. Pour tester nos lancements, c’était parfait, c’est la meilleure défense du Top 14. C’est un autre niveau, ça va plus vite, ça tape plus fort », relève Paul Belzons. Et à Gilles Bosch, l’entraîneur des trois-quarts du Racing, d’argumenter : « C’est spécial d’être face à cette défense qui va chercher très haut. La moindre erreur de timing ou de choix se retourne contre toi. Nous avons quand même vu que quand nous faisons les choses bien, on peut les mettre en difficulté. Nous voyons la route qu’il nous reste à faire et en même temps, il y a de la confiance en nos capacités ».

Gabin Pipy offre une magnifique chistera pour un service à Hugo Goyenech, les Narbonnais ont montré toutes leurs qualités ce vendredi matin.
L’Indépendant – Jennifer Barcelo
Narbonne ne présentait pas un effectif au complet sur le pré de Montpellier, même si bon nombre de joueurs étaient présents, même ceux qui ont disputé l’amical à Béziers mardi. Le pilier droit Mattéo Lalanne (genou) et l’ailier Aphiwe Dyantyi (mollet) attendent les résultats des examens, même si pour l’ailier cela pourrait être moins grave que prévu. En revanche, il y avait la première présence du trois-quarts Solomon Alaimalo. « C’est son premier entraînement collectif, et ce n’est pas vraiment un cadeau (rires). C’est un joueur de haut niveau, vite bien placé et bien intégré », dénote Gilles Bosch. Le plus souvent placé au centre à côté d’un Faletoi Peni remis d’aplomb, le Néo-Zélandais prend petit à petit ses marques.

Arrivé il y a une semaine, Solomon Alaimalo était bien au Septeo Stadium ce vendredi matin.
L’Indépendant – Jennifer Barcelo
Si pour les orange et noir, il y a forcément un sentiment spécial à s’entraîner avec le finaliste du Top 14 de la saison dernière, et vainqueur de la Challenge Cup, pour le staff du Racing, ce n’est pas non plus anodin. Notamment pour David Fourtané, l’entraîneur des avants, et Gilles Bosch. « Nous voulions voir la manière avec laquelle ils s’entraînent, la vitesse et l’intensité. D’échanger avec d’autres staffs, ça nous permet aussi de voir ce que nous pouvons améliorer dans nos méthodes », souligne ce dernier.
Et mardi prochain, à Leucate, le Racing partagera un moment similaire, cette fois aux côtés de l’USAP, avant d’attaquer le championnat le 27 août à Dax.