Diplomate mais ferme. C’est ainsi que Bruno Genesio, avant même son premier match officiel à la tête de l’OM, s’est opposé à deux icônes, presque intouchables, du club. Ses supporters et son propriétaire. Habile dans cet exercice, le technicien a saisi les perches tendues en conférence de presse. Après le revers concédé contre l’Atlético (1-2), il a regretté l’attitude du public envers Leonardo Balerdi, son protégé conspué, et davantage le choix du clan McCourt, qui a imposé le retrait du capitanat à Pierre-Emile Hojbjerg, fautif d’être encore là plutôt qu’à Newcastle.

Harit : « c’est ce dont l’OM avait besoin »

Ces deux sorties courageuses ont marqué les esprits. Ceux des fidèles, las de voir l’OM se tirer des balles dans le pied, mais aussi du vestiaire, ravi de pouvoir compter sur un entraîneur qui le protégera contre vents et marées. « Pas tous les coaches ne se mouillent pour leurs joueurs de la sorte. Ils y sont sensibles, ça a fait son petit effet. C’est le genre d’événement qui peut souder un groupe derrière son chef de file », glisse-t-on dans l’entourage d’un Olympien.

Réputé pour sa science du management, notamment à Lille où il a noué d’excellents rapports avec sa troupe,…