[Article publié initialement en mars
2024]
C’est le Ministère des Armées qui a annoncé lui-même le
lancement de la construction du tout premier sous-marin lanceur
d’engins (SNLE) de troisième génération, soit SNLE
3G.
Des sous-marin lanceurs d’engins pour la marine
française
Il y en aura quatre en tout. La première découpe de tôle
symbolique a eu lieu à Cherbourg mercredi 20 mars. L’objectif de
ces engins militaires est d’incarner, sous horizon 2035, la
composante océanique de la force de dissuasion nucléaire française
“jusqu’à la fin du XXIe siècle”, selon un
communiqué.
La commande a été faite par l’Etat à Naval Group. D’après son site officiel, Naval Group
est un “groupe international” et “acteur du naval de
défense de plus de 50 marines”. Le PDG de Naval Group, Pierre
Eric Pommellet, s’est exprimé à propos du lancement du premier SNLE
: “À travers ce programme d’envergure, Naval Group est
pleinement engagé au service de la souveraineté française et de la
dissuasion nucléaire, en mobilisant l’ensemble de ses compétences,
ses talents et ses moyens industriels, et en s’appuyant sur une
base industrielle et technologique de défense solide, répartie sur
l’ensemble du territoire français”.
Le plus gros sous-marin jamais construit en
France
Il s’agirait, selon un communiqué publié mercredi 20
mars, du plus gros sous-marin jamais construit en France, mais
également l’un des objets “les plus complexes jamais construits
par l’Homme”. Pour sa construction, ont été nécessaires
:
- l’intégration de près
de 100 000 appareils - des centaines de
kilomètres de câbles et de circuits.
⚓🇫🇷 Naval Group a lancé aujourd’hui la
construction du premier SNLE de troisième génération par la découpe
symbolique de la première tôle.
Ces sous-marins assureront la posture de dissuasion française
jusqu’à la fin du 21ème siècle. pic.twitter.com/MpQy8yPS8X— Naval Group (@navalgroup) March 20, 2024
Véritable construction nationale, le SNLE troisième génération
sera aussi l’occasion de la création de nouveaux postes, au moins
3000 selon le communiqué, “de très haute qualification non
délocalisables” et mobilisera 400 entreprises réparties
partout sur l’ensemble du territoire. En effet, il est
précisé que 90% du programme du sous-marin sera produit en France,
pendant des décennies.
Un contrat à plusieurs
milliards d’euros
Le but est de doter la Marine nationale française de capacités
supérieures aux autres nations, grâce aux avancées technologiques
importantes. Ainsi, ces SNLE 3G seront plus discrets que leurs
prédécesseurs, dotés d’une capacité de détection étendue, d’une
meilleure manœuvrabilité d’un système d’armement et de
particulièrement performant, dans le but de mener à bien des
missions de dissuasion jusqu’en 2080.
Ces SNLE représentent un véritable investissement pour l’Etat,
fruit d’un contrat de plusieurs milliards d’euros en février 2021
selon le ministère. Cette modique somme couvrira, selon Naval
group, “les études de développement jusqu’à fin 2025, les
approvisionnements longs délais, la réalisation des premiers
éléments de la coque et de la chaufferie du premier SNLE 3G, ainsi
que l’adaptation des moyens industriels de fabrication de Naval
Group aux spécificités du SNLE 3G”.
Source : Sud Ouest, Naval group