Elle n’avait plus disputé la moindre compétition depuis octobre 2025, et était déjà la grande absente des championnats de France, à Saint-Étienne, il y a un mois et demi. Dimanche, Anastasiia Kirpichnikova a officialisé la fin de sa carrière, à seulement 26 ans, lassée par la natation, elle la vice-championne olympique du 1500m nage libre à Paris qui s’entraînait depuis 2019 à Martigues, auprès de Philippe Lucas.
« Je n’étais pas motivée et je n’arrivais pas à nager donc j’ai décidé d’arrêter, a-t-elle expliqué dans un entretien accordé à RMC et L’Équipe. Si je ne suis pas motivée comme avant je ne peux pas faire de résultats. Et je ne veux pas nager pour être 5e ou 6e, c’est dur mentalement. » Après être rentrée en Russie, auprès de son compagnon Kliment Kolesnikov, recordman du monde du 50m dos, celle qui avait obtenu la nationalité française en 2023 a finalement pris sa décision en mars, et assure n’avoir « jamais été aussi heureuse » depuis.
« Je l’ai rencontrée dimanche dernier, elle m’a fait part de sa décision, a raconté Denis Auguin, le DTN de la Fédération, ancien entraîneur de l’Aubagnais Alain Bernard. C’est une nageuse exceptionnelle, vice-championne olympique dans un temps exceptionnel (15’40 »35, record de France). Les gens ne peuvent pas imaginer la quantité de travail qu’il faut fournir pour arriver à ce niveau-là, c’est absolument dantesque. C’est évidemment quelqu’un qui nous manque en termes de résultat dans le demi-fond féminin. Je l’ai remerciée pour tout ce qu’elle a apporté à la natation française. »