C’est une étape incontournable pour quiconque visite l’Ille-et-Vilaine. Connue pour être la cité de l’écrivain François-René de Chateaubriand, Combourg, située dans le nord du département, est également renommée pour être le berceau du romantisme breton.
C’est à Combourg que grandit l’écrivain François-René Chateaubriand. Une place lui est dédiée dans le village. (Le Télégramme/Jean-François Chesnay)Un emblème : le château
Si les villes de Fougères et de Vitré peuvent se vanter de posséder de magnifiques forteresses, celle de Combourg — labellisée Petite Cité de Caractère — n’a rien à leur envier. Classé au titre des Monuments historiques en 1945, ce château a connu diverses phases de construction au fil des siècles. Il a surtout été le théâtre de la jeunesse de l’auteur des « Mémoires d’outre-tombe », qui lui dédie d’ailleurs de célèbres pages dans son œuvre.
Au-delà de la bâtisse, il est possible de flâner dans le parc de la forteresse. Dessiné à l’anglaise lors de sa restauration, cet espace paysager permet de découvrir les lieux sous un autre angle. Croisés près de la statue de Chateaubriand, au pied de l’enceinte fortifiée, Anne-Lise et Dominique, tout droit venus de Dinan, s’inscrivent dans cette lignée de flâneurs romantiques : « Nous passons souvent sans nous arrêter. Cette fois-ci, nous avons décidé de visiter le château, car il donne vraiment envie de s’y attarder. »
Un centre-ville vivant
Combourg ne se résume pas à sa seule forteresse : la ville abrite tout un pan de l’histoire féodale. En témoignent ses maisons à pans de bois, remarquablement préservées. De nombreux commerces s’y sont installés pour le plus grand plaisir des visiteurs, notamment sur la place Albert-Parent, qui accueille chaque été de nombreux curieux.
En plus de son château, la ville offre à voir de nombreuses vieilles bâtisses. (Le Télégramme/Jean-François Chesnay)
Au fil des rues, il est possible de s’arrêter devant la maison de la Lanterne ou face au Relais des Princes, une bâtisse du XVIe siècle qui abritait autrefois une auberge. Un peu plus loin, la cour du Temple — aussi appelée maison des Templiers — rappelle la présence passée des moines-soldats. À l’entrée de la rue Sainte-Barbe se dresse la maison du Pendu. Selon la légende, une querelle fratricide s’y serait jouée : deux jeunes hommes, épris de la même femme, se seraient battus en duel. L’unique survivant, rongé par les remords, y aurait ensuite mis fin à ses jours.
Un instant de nature
Évoquer Combourg, c’est aussi parler de son lac dominé par le domaine seigneurial, qui porte admirablement son nom de « lac Tranquille ». Une véritable sérénité s’en dégage. La création de cette étendue d’eau puise d’ailleurs ses origines dans les contes locaux : après une querelle avec un seigneur de la ville, une vieille femme aurait fait déborder la fontaine de Margatte pour se venger, inondant ainsi les lieux.
Le « lac Tranquille » et ses abords. (Le Télégramme/Jean-François Chesnay)
Dans ses « Mémoires d’outre-tombe », Chateaubriand évoque « le charme mystique de ce lac qu’il arpentait en barque au crépuscule », peut-on lire sur un prospectus de présentation. Un détour s’impose également par la gloriette située au bord de l’eau, un édifice hexagonal qui abritait sans doute un ancien relais de chasse. En montant dans ce petit pavillon restauré, il suffit de jeter un œil par la fenêtre pour comprendre immédiatement pourquoi l’écrivain a accolé ce terme de « tranquille » au lac. Un vrai paradis du flâneur.