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Rédaction Paris

Publié le

16 août 2026 à 19h10

Si les universités américaines (Harvard en tête) occupent une fois encore le sommet du classement de Shanghai, publié samedi 15 août 2026, quatre établissements français se maintiennent dans les 100 premières places, dont trois situées à Paris. On fait le point.

Tout d’abord, mention spéciale à l’université Paris-Saclay (dans le nord de l’Essonne et le sud des Yvelines) reste la meilleure université française, à la 13e place mondiale comme en 2025, selon ce classement réalisé depuis 2003 par le cabinet indépendant Shanghai Ranking Consultancy, et très repris malgré certaines critiques sur sa méthodologie (lire l’encadré).

Pour ce qui est des universités parisiennes, elles ne déméritent pas non plus :

« Pas l’unique boussole de notre politique »

Au total, 27 universités françaises figurent dans les 1 000 universités classées, ce qui positionne la France au 10e rang mondial, selon le ministère de l’Enseignement supérieur dans un communiqué. Elle arrive au 4e rang mondial en nombre d’établissements dans le top 50, à égalité avec la Suisse, le Japon et l’Allemagne.

Selon le ministère, « ces résultats reflètent l’efficacité de la politique conduite depuis 2017 pour faire émerger des universités visibles mondialement et soutenir l’excellence de la recherche ». « La politique de regroupement » des établissements depuis 2018 « a rendu plus lisible à l’international une puissance scientifique historiquement fragmentée entre universités, grandes écoles et organismes nationaux de recherche », estime le ministère.

Un classement critiqué

Le classement de Shanghai prend en compte six critères, dont le nombre de Nobel et médailles Fields – considérées comme le Nobel des mathématiques – parmi les étudiants diplômés et professeurs, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline ou le nombre de publications dans les revues Science et Nature. Ces critères, essentiellement fondés sur la recherche et pas sur la formation, alimentent une partie des critiques de ce palmarès.

En 2016, la première université française occupait la 36e place mondiale et la France comptait trois établissements dans les 100 premières.

« S’il doit être suivi avec attention, le classement de Shanghai ne peut être l’unique boussole de notre politique d’enseignement supérieur et de recherche », assure le ministère.

avec AFP

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