Posted On 17 août 2026

La tentative de sortie du placard d’Eric Piolle aura constitué un grand couac de l’été dont Laurence Ruffin a été la première victime. En ramenant sa fraise impopulaire dans « Libération », Eric Piolle rappelait son bilan négatif aux grenoblois, il remuait le souvenir de sa décision d’imposer la candidature de Ruffin, ramenant celle-ci à ses origines illégitimes. 

LA BRUTALITE D‘E. PIOLLE À TOUTES LES ETAPES

On se souvient des élus gravement affectés par sa brutalité – surtout des élues – au premier rang desquels Lucille Lheureux qui a hurlé à la mort tandis que tant d’autres, de Corinne Bernard à Maud Tavel et tant d’élus éliminés, souffrent en silence. Lors du premier mandat de Piolle, un élu, Guy Tuscher avait décrit l’univers impitoyable de la majorité municipale qu’une autre élue, Marie-Madeleine Bouillon a mis a nu dans un roman transparent. 

Piolle et Ruffin embrassent la même méthode : la défausse permanente

L. RUFFIN : LES MÊMES METHODES

Des méthodes que Laurence Ruffin a repris, mais qu’elle aimerait cacher et que le retour de Piolle remet sur la place publique.

En demandant fin juillet dans « Libération » à Jean-Luc Mélenchon de reconnaitre « son erreur » (!) dans l’interruption violente du concert de Barbara Butch, non seulement Eric Piolle commettait une faute que Clément Chappet avait immédiatement relevé – non, empêcher un physiquement la tenue d’un concert n’est pas une erreur et ne constitue pas « une opportunité » mais représente un manquement grave –  mais surtout il entrainait Laurence Ruffin dans un conflit avec LFI, qu’elle fait tout pour éviter. 

L. RUFFIN « N’A AUCUN PROBLÈME AVEC ALLAN BRUNON » (!) 

Tout le jeu de la Maire de Grenoble, élue grâce aux modalités de son accord cachées aux grenoblois, consiste à faire semblant d’être mécontente sans rien remettre en cause. Elle a donc ramé pour rappeler qu’elle … « n’a aucun problème avec Allan Brunon », se disant « très en phase avec LFI ». La sortie de Piolle l’a contrainte à en rajouter dans l’alliance avec LFI. 

L. RUFFIN POSE UN PROBLÈME ÉTHIQUE ET MORAL 

Cet épisode met un peu plus en lumière le problème éthique et moral de cette alliance pour être élue à tout prix. D’autant que Laurence Ruffin apparait de plus en plus pour ce qu’elle est : une Maire mort-née qui n’est pas à Grenoble pour exercer un mandat au service des Grenoblois, mais pour installer un drapeau dans un fauteuil et s’assoir dessus. 

Pour le Grand Timonier cette tentative le ramène cruellement à sa condition : Jean-Luc Mélenchon et tous les élus LFI l’ont traité par le mépris sans répondre et aucun élu de son parti n’a rebondi, commenté, même polémiqué avec lui, soulignant la gêne qu’il suscite.

En se faisant élire par Allan Brunon, Laurence Ruffin a ouvert une boite de Pandore et a lancé Grenoble dans une spirale incontrôlable de violence

ERIC PIOLLE SENT LE SAPIN POUR LES VERTS

D’ailleurs, du 20 au 22 août aux journées d’été des Verts qui se déroulent à Grenoble, Eric Piolle ne figure pas parmi les orateurs invités à s’exprimer: son bilan grenoblois et sa mise en cause par la justice qui l’a déjà condamné en font un personnage encombrant qui sent le sapin. Connaissant le personnage et son melon, celui qui rappelait que « ses frères et soeur sont jaloux de lui ! »  et expliquait dans la primaire des Verts « quand je serai président » car il était « le centre de gravité » de la gauche et des Verts (!), on imagine son état de fulmination aujourd’hui !  

ALLAN BRUNON ENTRAINE LFI DANS LA TOURMENTE

La seconde affaire de l’été regarde Elisa Martin et Allan Brunon : ce dernier a entrainé LFI dans la tourmente. Des élus de son camp ont dénoncé ses méthodes, du jamais atteint en matière de brutalité. L’interdiction d’un concert par la violence donne lieu à des informations judiciaires mais ont surtout révélé l’absence de respect de la programmation des acteurs culturels et le refus du pluralisme, fondement de la démocratie. Candidat du mensonge – il a fait croire qu’il avait passé son enfance à Villeneuve, ce qui est faux – utilisant les quartiers comme chair à canon de son ambition personnelle,  Allan Brunon s’est fracassé contre le mur de calme et d’authenticité que Clément Chappet lui a opposé lors du débat de France 3.

L’AFFAIRE PIOLLE/MARTIN TOUJOURS ENTERRÉE 

Elisa Martin, tapie derrière son mandat de Députée attend avec gourmandise les suites judiciaires qui pourraient être données au dossier d’Allan Brunon. Paradoxalement, elle même soupçonnée sérieusement d’avoir perçu de l’argent public illicite par un accord monté par Eric Piolle, dont nombre d’élus actuels dont Alan Confesson auraient été informés, semble toujours protégée par Laurent de Caigny, le procureur classé à gauche de Valence qui n’a pas levé le petit doigt depuis plus d’un an. 

LAURENT DE CAIGNY PROCUREUR DÉMENTI 

On se souvient que c’est ce Procureur qui avait joué les avocats de la défense de Piolle afin que celui-ci soit acquitté dans l’affaire de la fête des tuiles. Le Parquet l’avait doublement démenti en faisant appel du jugement et en faisant condamner Eric Piolle en seconde instance. Dans le drame de Crepol on se rappelle aussi que c’est sous l’autorité de ce même Procureur qu’avait éte refusée l’imputation de racisme à l’expédition des « jeunes » de la cité de Romans qui voulaient « casser du blanc » et ont mortellement poignardé le jeune Thomas, 16 ans. Les juges d’instruction viennent de le démentir aussi en retenant la circonstance aggravante de racisme. 

MELENCHON DOIT CHOISIR ENTRE E. MARTIN ET A. BRUNON COMME DEPUTE

Si le dossier d’Allan Brunon passait par un Procureur moins bienveillant il pourrait griller la politesse à Elisa Martin en matière judiciaire et perdre l’avantage qu’il met en avant pour obtenir l’investiture de LFI aux élections législatives, puisque Grenoble ne l’intéresse pas. 

Que décidera au final le leader Maximo entre Elisa Martin et Allan Brunon pour ce siège de Député exercé sur le dos des quartiers abandonnés et paupérisés par ces élus ?  La première dispose de l’ancienneté de la relation personnelle avec Mélenchon à la création du Parti de Gauche et de la force d’être une femme ce qui compte pour les recettes des partis.

Deux piscines fermées par les Verts, Grenoble record des ilots de chaleur dus à l’urbanisation, mais un jour de baignade pour les élus

L. RUFFIN EST LA PLUS EMBOURBÉE AVEC SA « BAIGNADE » 

Le second d’être protégé par le clan familial puisque proche de « M. Gendre »,  Gabriel Amard , gendre de Mélenchon, parachuté Député de Villeurbanne et candidat LFI aux élections sénatoriales dans le Rhône. 

Dans le cas de Piolle/Ruffin et de Martin/Brunon l’été aura été terriblement meurtrier aussi. Tous leurs mouvements les affaiblissent. Si Laurence Ruffin est la plus embourbée car sa sortie à elle repose sur ce projet ridicule et couteux de « baignade dans l’Isère » dans une ville écrasée de chaleur où deux piscines ont été fermées sous les mandats des Verts, l’ensemble ne dégage pas une image de vainqueurs ! 

CETTE MUNICIPALITE N’A DÉJA PLUS RIEN À APPORTER

Certes ils ne tombent pas sous les balles comme ces grenoblois victimes de règlements de comptes ou  d’agressions physiques, mais ils arrivent bien amochés pour aborder la rentrée : les grenoblois ont bien compris qu’occupés d’eux-mêmes ils n’avaient déjà plus rien à leur apporter.