l’essentiel
À Aussillon, une simple rupture de stock a fait dégénérer une scène ordinaire en violente altercation. Jeudi 13 août, un client s’en est pris à la boulangerie La Musique du Pain avant de menacer de mort son patron, en mimant un geste d’égorgement. Encore sous le choc, le boulanger raconte une scène qu’il qualifie de « surréaliste ».

« Tout ça… pour une baguette aux céréales. » Il était venu acheter du pain. Quelques minutes plus tard, il aurait dégradé la boulangerie, détérioré des pains, tenté de s’en prendre au boulanger et surtout menacé de le tuer en mimant avec son doigt un geste d’égorgement. Jeudi 13 août, la matinée a viré au cauchemar pour José Gonzalez, patron de La Musique du Pain, à Aussillon.

Tout avait commencé par une simple rupture de stock. Vers 9h45, un client âgé d’une soixantaine d’années, déjà venu plusieurs fois dans la boulangerie, a demandé une baguette aux céréales. Il n’y en avait plus. « Il y avait tout le reste, mais effectivement, on était en rupture de ce type de baguette… », raconte José Gonzalez.

« Il s’est énervé, nous a insultés… »

Une situation banale, qui n’allait pourtant pas le rester longtemps. Cette rupture de stock a provoqué chez le client une réaction totalement disproportionnée. « Il s’est énervé, nous a insultés… Les gens étaient effarés. C’était assez hallucinant comme scène. » Le boulanger a alors tenté de calmer le jeu et de discuter avec lui. L’homme est finalement sorti de la boutique, avant que José Gonzalez ne lui demande de revenir pour essayer de trouver une solution.

« Il est revenu, mais pas pour discuter. Il m’a jeté tous les paniers avec les pains dedans par terre avant de repartir en courant ! » Le boulanger l’a alors rejoint sur le parking. Une décision prise, là encore, « pour tenter de comprendre et d’apaiser la situation ». C’est à ce moment-là que les choses ont pris une tournure beaucoup plus inquiétante.

« De toute façon, je vais te tuer! »

« Il faisait mine de m’agresser. Il m’a dit : ‘De toute façon, je vais te tuer!' » Puis le boulanger a vu l’homme accompagner sa menace d’un geste particulièrement glaçant : son index mimait le passage d’une lame sous la gorge. « Il disait : ‘Tu vois, je vais te tuer.’ Il voulait me sauter dessus. Heureusement, mon salarié est venu s’interposer. Heureusement, parce que je crois que là, ça partait vraiment… en cacahuètes », a ajouté le commerçant.

À l’intérieur comme à l’extérieur, les témoins étaient sous le choc. « J’ai des clients, ils étaient effrayés. Une cliente, qui a assisté à la scène depuis son véhicule, est revenue me voir pour me dire qu’elle avait mis deux jours à s’en remettre… » Pour José Gonzalez, cette scène reste encore difficile à concevoir. « C’est vraiment surréaliste. Tu te dis que c’est dans la quatrième dimension. Ça ne m’est jamais arrivé. De toute ma vie, je n’ai jamais vécu ça. »

Et il insiste sur ce qui l’a le plus marqué : « Je n’ai jamais vu quelqu’un qui m’a dit qu’il allait me tuer en mimant le geste de l’égorgement avec son index. » Une plainte devait être déposée dans les prochains jours.