«Si Oman se met en travers de notre chemin, on va leur bombarder la gueule», a déclaré le président américain au journaliste de Fox News Trey Yingst, selon sa publication sur X.

Donald Trump a menacé lundi de bombarder Oman si le pays se met «en travers» d’un accord sur le détroit d’Ormuz, Oman et l’Iran menant depuis des semaines des discussions sans les États-Unis à propos de ce passage maritime stratégique. «Si Oman se met en travers de notre chemin, on va leur bombarder la gueule», a déclaré le président américain au journaliste de Fox News Trey Yingst, selon sa publication sur X, en réponse à une question sur les discussions en cours entre les deux pays.

Des responsables iraniens et omanais discutent depuis plusieurs semaines pour trouver un accord sur le passage des navires à travers le détroit d’Ormuz, qui passe entre les côtes des deux pays. Téhéran verrouille le détroit quasiment de façon continue depuis fin février, après l’attaque israélo-américaine contre l’Iran, qui a déclenché la guerre au Moyen-Orient.


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«Hisser le drapeau blanc de la capitulation»

En riposte, les États-Unis imposent un blocus des ports iraniens. «Les pourparlers entre l’Iran et Oman se poursuivent de manière sérieuse», avait déclaré lundi un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. «Des échanges de vues ont lieu sur le texte de la déclaration conjointe.» Donald Trump a aussi appelé lundi sur Fox News l’Iran à «hisser le drapeau blanc de la capitulation». «Je ne suis pas pressé», a-t-il ajouté, estimant que les élections législatives de mi-mandat en novembre «ne changent rien à mes réflexions.»

Le détroit d’Ormuz «restera iranien»

Trey Yingst, le reporter de Fox News, affirme aussi que Donald Trump a reconnu l’existence d’une ligne de communication directe entre Washington et les Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique. Téhéran a réaffirmé samedi que le détroit d’Ormuz «restera iranien», après que Donald Trump a affirmé que ce passage, par lequel transitait un cinquième du pétrole mondial avant la guerre, ferait partie du territoire américain une fois l’Iran «battu».