Deux ans après, Gabriel Berg a retrouvé une course de Classe 1. En mai 2024, celui qui portait alors les couleurs de la Conti de Soudal Quick-Step disputait sur le Ronde van Limburg sa dernière épreuve de ce niveau, avec une honorable 21e place. Dans le courant de l’été, il avait ensuite décidé d’en terminer avec le haut niveau. Mais ce dimanche, après avoir rejoint Bike Aid pour la fin de saison, le Normand a participé à la Polynormande pour son retour aux affaires sur une course pro. « À la base, l’idée était d’essayer d’être stagiaire dans une équipe Continentale cet été. Mais je ne pouvais pas puisque j’ai été dans une équipe UCI avec Soudal Développement il y a deux ans. Du coup Bike Aid m’a proposé un contrat, j’ai accepté car ça me permet de découvrir de super courses ».

Certes, celui qui portait les couleurs de l’EC Quevilly sur la première partie de saison n’a pas été au terme de l’épreuve. Mais il est prêt à honorer ses nouvelles couleurs. « Après la Polynormande, je fais le Tour du Limousin la semaine prochaine. Donc, je pense que c’était une occasion à ne pas rater et c’est pour ça que j’ai décidé de signer ici. Je m’entraîne régulièrement avec Antoine Berlin qui était dans l’équipe ces deux dernières années. Donc je sais déjà à quel point l’ambiance est bonne dans l’équipe. Ce côté international, ce côté découverte de nouvelles cultures m’a attiré, parce qu’ils font des courses en Afrique ou en Asie », détaille-t-il. Cette expérience n’a rien à voir avec sa précédente. « L’état d’esprit n’est pas le même que dans les équipes de développement ».

« C’EST TRÈS COMPLET »

Avec ce calendrier cosmopolite, c’est une aventure qui attend le coureur de 20 ans. « Il n’y a pas que des courses européennes, le calendrier est très varié, mais il reste très beau en France et en Europe, donc c’est très complet. C’est aussi une des raisons qui m’a attiré dans cette équipe ». Il l’admet aussi, il n’y avait pas non plus de nombreuses possibilités. « Il y avait quelques Contis, mais malheureusement des équipes qui ne sont pas sûres de continuer, certaines même qui s’arrêtent. C’est assez difficile pour les équipes professionnelles en ce moment ».

Le fait de signer sans trop tergiverser lui a aussi apporté une forme de sérénité. « J’ai eu quelques contacts rapides, mais avec Bike Aid ça s’est fait rapidement, donc c’est plutôt une bonne chose pour moi ». Maintenant, Gabriel Berg attend d’en savoir un peu plus sur ce qui l’attend ces prochaines semaines, outre le Tour du Limousin qui débute ce mardi. « Pour l’instant, ce n’est pas encore sûr. Peut-être le Tour de Grande-Bretagne et on verra pour la fin de saison. Je sais qu’il y aura des courses notamment en Europe de l’Est et en Asie, ce qui m’attire pas mal. C’est un continent où je n’ai jamais été, donc ce serait une belle découverte du vélo là-bas ». Car il n’y a pas que les victoires qui comptent.