Les autorités devraient procéder à l’expulsion, mardi 18 août 2026, de nombreuses familles, installées dans deux bidonvilles de Nantes-est. Les camps des Moulins-des-Marais 1 et des Chaupières sont dans le viseur de la préfecture. En réaction, l’opposition municipale et métropolitaine issue de la droite et du centre, propose l’organisation d’une conférence métropolitaine de résorption des campements et d’intégration.

« Une main-d’œuvre importante pour certaines exploitations »

Évoquant les évacuations, les incendies et l’insalubrité, ils dénoncent des conditions de vie qui exposent leurs occupants, mais également les riverains à des risques croissants. Les élus veulent répondre à l’enjeu d’intégration par le travail en partant d’un constat : Dans notre département, notamment dans le secteur du maraîchage, des personnes issues des populations roms constituent déjà une main-d’œuvre importante pour certaines exploitations Une situation qui justifie, selon le groupe Nouveau souffle pour Nantes, une gestion départementale voire régionale de la situation.

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Ainsi, la conférence que l’opposition imagine veut associer tous les acteurs politiques, les services sociaux, l’Éducation nationale, les associations, mais aussi les acteurs économiques et la Chambre d’agriculture. L’objectif serait de mieux répartir les capacités d’accueil et d’accompagnement et de rapprocher, lorsque cela est possible, les parcours d’insertion des bassins d’emploi qui recrutent, notamment dans l’agriculture, le maraîchage, le bâtiment ou d’autres secteurs en tension.

De son côté, Nantes métropole rappelle qu’elle poursuit et finance depuis 2023 une politique volontariste pour résorber les bidonvilles. Un travail est bien engagé depuis plusieurs années avec les habitants et les associations, pour essayer de trouver des solutions de relogement adaptées. En avril dernier, 14 ménages du bidonville ont été pris en charge.