Ces animaux forment sous l’eau un étrange jardin. Jaunes, rouges, blanches, tubulaires ou boules alvéolées, dures ou molles, la diversité des éponges est immense. « On trouve plus de la moitié des éponges françaises à Marseille », note la spécialiste Marie Grenier. Cette post-doctorante rattachée à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (IMBE) et à Aix-Marseille Université (AMU) détaille : « Il y a plus de 220 éponges sur les 389 espèces recensées en France, dont la Corse. »
Depuis la canicule marine de 2022, elles se portent mal. Les lobes souples et aplatis de l’oreille d’éléphant (spongia lamella) ne sont plus visibles à moins de 25 mètres de profondeur. Même constat pour deux espèces utilisées comme éponges de toilette par certaines personnes âgées ayant gardé cette habitude depuis l’âge d’or des années 1950, ou des parents de nouveau-nés. La spongia officinalis et l’hippospongia communis, auparavant « commune » comme l’indique son nom scientifique, ont disparu des faibles profondeurs marseillaises.
Alliée dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer
« On ne parle plus de populations mais d’individus, relève Marie Grenier. Désormais dispersés, il y a…