Il est 11 heures ce dimanche sur le marché de l’Estacade et le thermomètre affiche déjà 32 °C à l’ombre. Les clients cherchent les zones ombragées pour patienter dans les longues files d’attente tandis qu’un sujet revient dans les conversations : la chaleur. Sur les étals, elle se mesure aussi, les fruits et légumes sont disposés pour rester un maximum à l’ombre. Plus que jamais, les primeurs sont très attentifs à leurs marchandises.
« On sort le moins de produits possibles », explique le primeur Nicolas Noca. Pour éviter de voir ses marchandises se dégrader, le primeur les laisse autant que possible dans les camions frigorifiques et les sort « au compte-goutte ». Il achète aussi en plus petites quantités, quitte à manquer de certains produits. « Au moins, on ne jette pas », résume-t-il. « La chaleur accélère la…