Le diocèse de Paris interdit depuis octobre 2024 à un prêtre de 81 ans, désormais mis en examen pour viols sur mineur, d’avoir tout contact avec des mineurs et d’exercer son ministère, a indiqué l’institution dans la nuit de ce lundi 17 à ce mardi 18 août. Des premières mesures avaient déjà été prises à son encontre entre 2018 et 2020.
Le prêtre parisien est soupçonné d’avoir violé à plusieurs reprises un fidèle à partir de ses 12 ans, notamment dans le cadre des scouts et lors des Journées mondiales de la jeunesse, a appris l’AFP ce lundi 17 août auprès du parquet de Paris, confirmant des informations du Figaro et du Parisien.
Au total, quatre victimes, aujourd’hui adultes, ont dénoncé des « faits similaires ». Pour trois d’entre elles, les faits présumés remontent toutefois aux années 1979 à 1986 et sont prescrits, a précisé le parquet.
Des mesures prises en octobre 2024
Le diocèse de Paris explique avoir été informé en octobre 2024 de la dénonciation adressée au parquet par la victime présumée. « Sans préjuger de la véracité des faits, mais accueillant ce témoignage, comme les précédents, avec la plus vive attention, le diocèse de Paris a donc pris le 30 octobre 2024 les mesures de prudence suivantes », a indiqué l’institution à l’AFP.
Depuis cette date, l’ecclésiastique est interdit « de tout exercice du ministère, à l’exception de la célébration privée de la messe », « de tout contact avec des personnes mineures » et « d’entrer en relation de quelque manière que ce soit avec les personnes parties aux procédures civile et canonique ouvertes contre lui ».
Ces mesures restent en vigueur depuis sa mise en examen et son placement sous contrôle judiciaire. Le diocèse précise également avoir mis en place une cellule d’écoute destinée aux victimes « de toute forme d’abus commis au sein de l’Église ».
Une première mesure d’éloignement en 2018
Le diocèse de Paris avait déjà écarté le prêtre « de l’exercice du ministère auprès des mineurs » en juin 2018. L’institution avait alors reçu « le témoignage de deux personnes se présentant comme des victimes présumées, mineures au moment des faits » et effectué un signalement auprès du parquet de Paris.
Cette première enquête avait finalement été classée sans suite le 18 mars 2019 par le parquet de Paris. Les mesures prises à l’encontre du prêtre avaient ensuite été levées le 25 novembre 2020 par l’autorité diocésaine.