​L’annonce faite le 10 août par Erich Hess (udc), fraîchement nommé au Conseil de l’Europe, utilisant sa nouvelle fonction pour réclamer le retrait de la Suisse, laisse perplexe. Cette posture illustre une dérive actuelle: privilégier le coup d’éclat politique au détriment du débat de fond. ​L’argument invoqué est connu: il s’agirait de protéger notre souveraineté face aux «juges étrangers», surtout depuis que la Cour européenne des droits de l’homme a condamné l’inaction climatique de la Suisse.