l’essentiel
L’école René-Cassin de Blagnac, construite dans les années 90, a subi d’importantes transformations pour la rentrée 2026. Un module préfabriqué accueille désormais des classes de maternelle, portant le total à quinze classes. La cour a été transformée en « oasis » végétalisée, avec 2 530 m² renaturés, intégrant une noue pour gérer l’eau de pluie.
Construite dans les années 90, l’école haut-garonnaise René-Cassin est l’établissement blagnacais récent qui a connu le plus de modifications. Conçu à l’origine comme une école élémentaire, il a récemment été agrandi par l’adjonction d’un module préfabriqué élégant et fonctionnel, qui abritera des classes de maternelle et qui lui a permis d’accéder au rang de groupe scolaire à quinze classes.
Dans un passé proche, un incendie a également occasionné d’importants travaux de réfection au niveau de la toiture et du restaurant scolaire.
Auparavant entièrement enherbée
La grande cour de récréation de l’établissement n’a pas été en reste. D’abord bénéficiant d’un aménagement paysager avec butte de terre enherbée et buses-tunnels, elle avait été simplifiée en un espace plat et goudronné. Pour la rentrée 2026, elle a subi une importante transformation et la voici maintenant muée en cour « oasis », la première de la ville.
À lire aussi :
Face aux fortes chaleurs, cette ville voisine de Toulouse va supprimer le béton d’une célèbre place et la végétaliser totalement
Un tiers de la surface remis en herbe
La municipalité précise : « Face aux enjeux climatiques, la ville de Blagnac investit massivement dans les réfections de ses équipements. Ainsi le béton de l’ancienne cour de l’école René-Cassin a-t-il laissé sa place à une cour végétalisée. Au total, quelque 2 530 m² de sa surface ont été renaturés sur une surface initiale de 7 360 m². »
À lire aussi :
Pezens : les cours d’école se transforment en « oasis » pour le bien-être des enfants
Le projet, coconstruit avec les enseignants et les enfants, présente différents espaces, arboré, où des cabanes ont été disposées, ou dégagé pour ménager un terrain de jeu.
Une noue pour préserver l’eau
Mais la plus grande originalité consiste indéniablement dans la présence d’une noue centrale, dont l’accès est protégé de l’intrusion des enfants par une barrière, et disposant de deux passerelles pour la traverser. Il s’agit d’une sorte de fossé peu profond et large, végétalisé, avec des rives en pente douce, qui recueille provisoirement de l’eau de ruissellement, soit pour l’évacuer via un trop-plein, soit pour la stocker et la laisser s’évaporer et/ou s’infiltrer sur place, permettant ainsi la reconstitution des nappes phréatiques.
Mais nul doute que les élèves, en s’appropriant ce nouvel espace de jeux et de détente qui leur est dévolu, trouveront de nouvelles utilisations auxquelles les concepteurs n’avaient pas pensé. Réponse dès le 1er septembre.