L’association Rhône-Alpes des amis de Saint-Jacques organise des permanences pour guider les personnes qui voudraient se lancer dans l’aventure. En Isère, on peut les retrouver à Vienne, Voiron, Grenoble et La Tour-du-Pin. Dans le pays turripinois, Marie-Rose Brochier et Jean-Paul Jammes assurent ces moments de rencontres où ils répondent aux questions des pèlerins qui veulent « trouver leurs chemins ».

Ne pas aller trop vite

Que ce soit pour le pèlerinage en entier ou seulement des segments, ils recommandent de « ne pas partir trop vite ». « Évitez de faire 30 kilomètres dès le premier jour. Entre 15 et 20 kilomètres, c’est déjà pas mal », explique Jean-Paul Jammes quand Marie-Rose Brochier recommande « entre 12 et 25 maximum ». Et si Compostelle n’est pas réservé qu’à des marcheurs aguerris, Marie-Rose Brochier recommande de s’entraîner un peu avant avec des 10 ou 12 kilomètres sur le territoire.

Les indispensables à prendre dans le sac

Les pèlerins ne doivent pas partir trop chargés. Pour son premier Compostelle Jean-Paul Jammes avait pris un sac de 14 kilos. Pour son dernier, il pesait 5,5 kilos ! Si votre sac est trop lourd, il vous pénalisera pendant le trajet. En revanche, à ne pas oublier : vêtement de pluie, chapeau et crème solaire, deux paires de chaussettes et deux slips !

Le plus dur et le meilleur

Pour Jean-Paul, le plus dur c’est parfois de trouver la motivation. « On part avant que le soleil ne se lève et on marche. Le soir on ne se couche pas tard. Certains matins, on se demande pourquoi on s’est engagé là-dedans », plaisante-t-il. Pour Marie-Rose, les conditions météorologiques peuvent entacher le moral. « La pluie tous les jours peut vite devenir une angoisse ». Mais ce sont des broutilles par rapport au meilleur : les rencontres. « Tout ce qu’on vit sur le chemin avec les autres est une richesse. Ce sont des rencontres internationales, éphémères mais à la fois très ancrées dans l’instant présent », décrit Marie-Rose. Le chemin est particulièrement fréquenté quand l’année est jacquaire, c’est-à-dire que la fête de la Saint-Jacques (25 juillet) tombe un dimanche.