À l’angle de la rue Moustier et de la rue de la Palud (1er), trois adresses se répondent de par leur nom : le Bazar du Snorgleux, Snorgleux City et l’Antre du Snorgleux.

Snorgleux ? Ce nom, Éric Joly, fondateur de ces trois librairies indépendantes, ne saurait pas l’expliquer. Sûrement un mélange inconscient des trois univers représentés par ces maisons : le manga, les comics et la bande dessinée. « Un nom seulement en rapport avec le manga, ça n’aurait plus eu de sens », justifie Éric Joly.

La bande dessinée, son « premier amour »

À l’ouverture de la première librairie Snorgleux en 1998, elle proposait uniquement des mangas. À cette époque, le libraire vient de finir des études d’informatique pour faire « plaisir à son père » et veut « faire quelque chose qui lui plaît vraiment ». Passionné par les mangas comme Goldorak et Albator, lorsqu’ils n’étaient disponibles qu’en vidéo en France, il se rend plusieurs fois par an à Tokyo d’où il importe des mangas, uniquement en langue japonaise.