DÉCRYPTAGE – Après avoir financé une bonne partie de ses clients en montant à leur capital, le fabricant de puces américain mobilise désormais des centaines de milliards de capitaux externes sur son nom et se porte garant des investissements réalisés dans le secteur. Une stratégie qui n’est pas sans risques.
Où s’arrêtera la grande économie circulaire du financement des infrastructures d’intelligence artificielle ? Dans la nuit de lundi à mardi, le fabricant américain de puces d’IA Nvidia, leader mondial incontesté du secteur, a annoncé se porter garant à hauteur de 100 milliards de dollars, du plus grand projet de centre de donnée au monde, construit par OpenAI dans l’Ohio. Plus que le montant, une nouvelle fois abyssal mais auquel les observateurs sont désormais habitués lorsqu’il s’agit de financer l’IA, c’est ce mécanisme de garantie en cas de défaut d’OpenAI qui attire les regards.
Ces deux dernières années, l’entreprise de Jensen Huang a multiplié les dispositifs pour soutenir son écosystème. Il a massivement investi au capital de nombreuses start-up et entreprises du secteur, à commencer par OpenAI et Anthropic. Une grosse partie de cet investissement lui est revenue sous la forme d’achat de puces. Le fabricant des fameuses GPU nécessaires pour faire tourner l’IA ne s’est pas arrêté…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 82% à découvrir.
Vous avez envie de lire la suite ?
Débloquez tous les articles immédiatement.
Déjà abonné ?
Connectez-vous