Par

Louise BOERI

Publié le

19 août 2026 à 7h40

Vous l’avez peut-être remarqué, mais lors des derniers événements dans les centres-villes, les vélos remplissaient les trottoirs, les rues et les parkings à vélos. Ce constat, Nicolas Vivier, trésorier de Vélorution, le fait aussi. « Lors de ces derniers événements, comme la Fête de la musique ou les Art’Zimutés, nombreux étaient ceux qui utilisaient un vélo », précise-t-il.

Mais cette observation ne s’arrête pas qu’aux événements, les cyclistes sont en nombre sur les pistes cyclables au quotidien. « On observe au compteur à vélos sur le quai Caligny à Cherbourg, qu’en un an, les passages ont augmenté de 50 % », souligne Mathieu Gaumain, conseiller délégué au schéma cyclable à la Communauté d’agglomération du Cotentin.

Cette hausse des usagers de deux-roues suit le Plan vélo Cotentin 2024-2030 de la Communauté d’agglomération du Cotentin. Celui-ci vise à proposer des alternatives à la voiture et à développer des solutions de déplacements durables pour répondre aux enjeux de santé publique, d’environnement et d’économie pour les ménages.

Pour favoriser cet engagement et répondre aux besoins des cyclistes, différentes actions sont menées.

L’importance des infrastructures

Selon Nicolas Vivier, si cette pratique du vélo est en plein essor dans le Cotentin, c’est en partie grâce aux infrastructures mises en place pour les cyclistes. « Ça contribue à inciter les gens à faire des trajets à vélo, la sécurité les rassure. Un cycliste fait attention à ce que son trajet se passe bien », explique-t-il.

Améliorer les infrastructures pour les cyclistes fait d’ailleurs partie du Plan vélo Cotentin instauré par la CAC. D’ici à 2030, de nombreuses pistes cyclables devraient se développer dans le Cotentin. 22 millions d’euros sont investis pour développer l’usage du vélo au quotidien et réaliser selon le schéma directeur cyclable (SDC), 136 km d’itinéraires sécurisés sur l’ensemble du Cotentin.

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Mais ces ambitions politiques ne sont pas les seules à booster cette pratique, les demandes des usagers permettent aussi d’améliorer les routes pour les cyclistes. En effet, le conseiller délégué du schéma cyclable l’observe.

Nous recevons régulièrement des courriers et demandes d’usagers pour améliorer leurs trajets du quotidien.

Mathieu Gaumain

Au-delà des adaptations au sujet des voies cyclables, l’usage des vélos en libre-service de Cap Cotentin se développe aussi. « Ces derniers temps, ça explose », indique Mathieu Gaumain. « Plus on installe de stations, plus ça fonctionne ».

Plusieurs stations sont installées entre Cherbourg, Valognes, Bretteville et Urville-Nacqueville. « Par mois, de plus en plus de vélos en libre-service sont empruntés. Les rotations ont été multipliées par trois entre juillet 2025 et juillet 2026. Un vélo est aujourd’hui emprunté en moyenne six fois par jour », précise-t-il.

« Ça permet de déringardiser le vélo »

L’évolution de cette pratique permet d’attirer de nouveaux publics et notamment avec les vélos libre-service proposés par Cap Cotentin. « L’on voit de nombreux jeunes utiliser les vélos en libre-service. C’est super que ça existe et que les jeunes les utilisent, ça permet de déringardiser le vélo », rigole Nicolas Vivier. Le conseiller délégué au schéma cyclable à la CAC observe aussi cette tendance. « Deux tiers des utilisateurs ont moins de 26 ans », souligne-t-il.

L’objectif de favoriser les déplacements à vélo est alors en bonne voie. Le Plan vélo Cotentin voulait, qu’en 2026, 6,5 % de la population utilise le vélo pour les trajets du quotidien. « L’étude est en cours, mais l’on risque d’avoir de bonnes surprises », se félicite Mathieu Gaumain.

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