Après plusieurs semaines de sécheresse, la pluie est enfin revenue dans le nord de la France mi-août 2026. Dunkerque a ainsi enregistré cet été une période record de 47 jours sans précipitations, du jamais vu. Le précédent remontait à 1962, avec une période sèche de 38 jours, rappelle ici Hauts-de-France .

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Les données de Météo-France disponibles depuis 1950 montrent qu’aucun mois de juillet n’avait jusqu’alors enregistré zéro millimètre de pluie à la station de Dunkerque. Le déficit concerne l’ensemble du Nord et du Pas-de-Calais, mais il est particulièrement marqué sur le littoral. À Boulogne-sur-Mer, moins de 260 mm de pluie sont tombés depuis début 2026, contre environ 410 mm habituellement, soit un déficit de 37 %. Dunkerque et Calais affichent une baisse de 35 %. 

Des étés plus chauds et plus secs

Dans les terres, notamment à Lille, Valenciennes et Arras, il manque en moyenne 100 à 110 mm d’eau, l’équivalent d’environ deux mois de précipitations. Selon le météorologue Patrick Marlière, les pluies récentes ne permettront pas de rattraper ce retard, qui s’accumule depuis avril.

« La réalité, c’est que nous avons des étés de plus en plus secs et des hivers de plus en plus pluvieux », confirme le météorologue Dominique Poissonnier à La Voix du Nord . Cette sécheresse est aggravée par les canicules. Dunkerque et Boulogne-sur-Mer ont par exemple connu cette année 31 jours à plus de 30 °C, alors que les normales se situent entre six et huit jours.

La situation pèse directement sur l’agriculture avec des semis de betteraves difficiles à planter dans des sols secs, un développement du blé perturbé et du maïs fragilisé l’été par le manque d’eau. Dominique Poissonnier appelle ainsi à « des changements de pratique » nécessaires face à l’évolution du climat.