Depuis plus de quatre ans, la guerre fait rage entre l’Ukraine et la Russie depuis l’offensive militaire lancée par Vladimir Poutine. Face à ce conflit qui s’enlise, Kiev n’entend pas relâcher la pression sur son envahisseur et continue de développer ses armes, notamment ses drones kamikazes de longue portée. L’objectif : lutter contre les missiles balistiques russes.

Dernière nouveauté en date, le ministère de la Défense d’Ukraine a présenté le Dovbouch T40, un drone de longue distance capable d’être envoyé à près de 2 000 kilomètres. Alors que jusqu’à présent les drones Dovbouch T20 pouvaient aller jusqu’à 500 kilomètres – c’est ce que l’on appelle les Midstrike -, désormais l’Ukraine est en capacité d’atteindre des cibles bien plus loin au-delà de l’Oural et dans la partie occidentale de la Sibérie, rapporte BFMTV.

Le MICH 2000, l’autre arme secrète de Kiev

Mesurant cinq mètres d’envergure pour une autonomie de plus de 24 heures, le Dovbouch T40 se veut polyvalent puisqu’il peut à la fois être utilisé pour des missions de reconnaissance en profondeur, mais aussi pour des frappes de précision contre des infrastructures comme des bases aériennes russes. De plus, ce nouveau drone de longue portée présente un atout stratégique puisque lors de ses essais, celui-ci a démontré une faible signature radar et une bonne résistance à la guerre électronique, ce qui lui permet d’éviter les systèmes de détection et de brouillage du Kremlin.

Alors que l’arsenal ukrainien continue de s’étoffer, un autre appareil a lui aussi fait son entrée dans la guerre. Il s’agit du MICH 2000, un appareil sans pilote inspiré d’un modèle de drone civil chinois et semblable par sa forme aux drones iraniens Shahed, lui aussi capable de parcourir une distance de 2 000 kilomètres tout en emportant jusqu’à 60 kilos d’explosifs. Si son existence avait été tenue secrète jusqu’au 12 août, seule la prestigieuse unité Alpha du service de sécurité d’Ukraine (SBU) est autorisée à l’utiliser depuis 2024. Actuellement, 6 000 unités sont fabriquées chaque année pour un prix de départ de 41 000 euros pour chaque drone, mais Kiev voit les choses en grand et espère prochainement atteindre les 10 000 drones de ce type produits annuellement.