Les deux journalistes sont présentés par le Quai d’Orsay comme des « réalisateurs », qui travaillent au Togo pour une société de production. Des médias togolais évoquent un travail censé être diffusé ensuite sur l’une des chaînes du groupe public France Télévisions.
Le groupe audiovisuel public n’a pas communiqué de son côté.
Selon le ministère français des Affaires étrangères, les deux journalistes « font actuellement l’objet d’une information judiciaire conduite par un juge d’instruction » à Lomé.
À ce stade, il n’y a aucune précision sur ce qui leur est reproché. Depuis le 27 juillet, ils ont reçu trois visites consulaires. « Les services du ministère, à Paris et à Lomé, sont pleinement mobilisés pour s’assurer de leurs conditions de détention, de leur état de santé et du respect de leurs droits à la défense », expliquent les communicants de la diplomatie française.
On ne sait pas avec certitude où les deux journalistes français ont été interpellés. Le média togolais l’Alternative évoque le nord du pays. Une partie de cette zone, notamment la région des Savanes, est sous état d’urgence depuis 2022 avec un gros dispositif sécuritaire sur fond d’incursions jihadistes.