9 h 30 Une étrange machine à remonter le temps s’active au Palais de Justice. Sous un soleil caniculaire, des grappes de figurants franchissent une à une les grilles du bâtiment. Robes d’avocats, costumes cravates ajustés et coupes brushing qui sentent bon la laque des années 1980 : l’illusion est totale. Autour d’eux, les techniciens orchestrent un ballet effréné, portant des housses de vêtements à bout de bras et des sacoches de maquillage débordantes.

10 h 23 Du côté des loges, l’effervescence monte d’un cran. Un Dany Boon méconnaissable, perruque grisonnante sur la tête, chemise et cravate sur les épaules, s’avance vers le tribunal dans la peau de Serge Klarsfeld. Quelques mètres plus loin, devant le bungalow estampillé « Beate Klarsfeld », Diane Kruger apparaît en jean et t-shirt blanc, chignon déjà tiré, prête à enfiler une perruque. Elle salue une femme âgée en robe longue bleue venue lui rendre visite : « Bonjour Beate, c’est un honneur de vous revoir. »

11 h 24 La discrétion…