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Le Journal en français facile.
Charlotte Derouin.
Bonsoir à toutes et à tous.
En Ukraine, le Parlement valide la nomination du nouveau ministre de la Défense, Ievgueniï Khmara. Mais la colère gronde toujours au sein de la population.
La France va expulser deux agents de l’ambassade iranienne à Paris. C’est une mesure de représailles après l’arrestation en Iran, le mois dernier, de deux agents de l’ambassade de France à Téhéran.
L’Europe exporte une partie de ses déchets vers l’Afrique : du plastique, de l’électronique ou encore des textiles. Mais une nouvelle réglementation va, bientôt, interdire cette pratique.
En Ukraine, le Parlement a validé la nomination de Ievgueniï Khmara au poste de ministre de la Défense, un mois après le départ de son prédécesseur, le très populaire Mykhaïlo Fedorov. Une décision qui avait provoqué, à l’époque, des manifestations d’ampleur. Hier soir, Mykhaïlo Fedorov a appelé, dans un message vidéo, à « restaurer le processus démocratique » – à la tenue d’élections. Car, depuis quatre ans et demi, la vie démocratique de l’Ukraine a été mise entre parenthèses, à cause de l’invasion russe. Mykhaïlo Fedorov apparaît, aujourd’hui, comme une alternative possible à Volodymyr Zelensky. Fedorov était, pourtant, très proche du président. Il faisait partie de son équipe de campagne à ses débuts en politique. Il a, aujourd’hui, repris sa liberté de parole. Pour Anna Colin Lebedev, maîtresse de conférences à l’université Paris Nanterre et directrice scientifique de l’Observatoire de l’Ukraine contemporaine, ses critiques à l’égard du pouvoir sont largement partagées au sein de la population.
« Aujourd’hui, en Ukraine, mais depuis un long moment, déjà, il y a un regard très critique, en fait, sur la manière dont le pouvoir s’exerce, aussi bien par le président que par les parlementaires. Et les critiques que formule Fedorov, elles sont là, mais elles font partie complètement du débat politique commun en Ukraine, y compris en temps de guerre. L’idée que la manière dont le pouvoir s’exerce et se distribue, eh bien, a cessé d’être démocratique. Ce qui est vrai, avec l’impossibilité de tenir des élections, l’idée que les faits de corruption sont inacceptables en temps de guerre. Et ça, c’est l’argument que, bien évidemment, tous les candidats à la présidentielle vont tenir. Qu’il y a des projets alternatifs, politiques qui sont mieux, je dirais oui, il y a des critiques qui sont formulées. Il y a un certain nombre de personnes qui vont partager ces critiques. Et c’est, aussi, ce que l’on souhaite, quelque part, à un pays qui a un fonctionnement démocratique, qui dit « Les choses ont été mal gérées, j’ai une autre proposition. » »
La chercheuse Anna Colin Lebedev, invitée de Paul Lonceint-Spinelli à la mi-journée, sur RFI.
La Russie et l’Ukraine qui ont procédé, ce mercredi, à un nouvel échange de prisonniers de guerre. 103 personnes dans chaque camp. Les échanges de prisonniers sont le seul résultat concret des négociations entre les deux pays.
Neuf morts dans une frappe israélienne sur un commissariat de police dans la bande de Gaza. Israël affirme avoir ciblé un commandant du Hamas et, aussi, avoir frappé la zone de Nousseirat, dans le centre de l’enclave palestinienne. Le porte-parole du Hamas dénonce le mépris total d’Israël pour tous les appels à un cessez-le-feu. Il accuse, aussi, le Conseil de la paix du président américain, Donald Trump, d’être incapable d’obliger Israël à respecter les accords conclus. Notez, par ailleurs, que la France et l’Allemagne dénoncent les propos tenus par le ministre israélien d’extrême droite, Itamar Ben Gvir, qui a dit qu’Israël devait « tuer 30 ou 40 personnes chaque nuit à Gaza ». Des propos qualifiés d’« insupportables » et d’« inhumains » par les autorités françaises, d’« inacceptables » par les autorités allemandes.
Cette mesure de représailles à l’égard de l’Iran : la France va expulser deux agents de l’ambassade iranienne à Paris. C’est le ministère français des Affaires étrangères qui l’annonce. La décision intervient après l’arrestation en Iran, le mois dernier, de deux agents de l’ambassade de France à Téhéran. Une affaire qui marque une escalade diplomatique entre les deux pays. Guilhem Delteil.
Pour le gouvernement français, il s’agit d’une mesure de réciprocité. Les deux agents de l’ambassade de France arrêtés le mois dernier et, désormais, rentrés ont été déclarés, samedi, persona non grata par l’Iran. Ils ne pourront, donc, pas retourner à Téhéran. En réponse, deux agents iraniens vont, aussi, devoir quitter le territoire français. Mais Téhéran dénonce, plus largement, les actions de la France en Iran. Les deux agents ont été arrêtés lors d’une réunion de travail avec deux artistes iraniens, qui sont, eux, toujours détenus. Un projet de coopération culturelle tout à fait légitime, selon Paris. Des actions « illégales et interventionnistes », a jugé, pour sa part, le ministère iranien du Renseignement. Les relations entre Paris et Téhéran se sont dégradées, ces dernières années. Au fur et à mesure que l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien a été malmené, puis enterré, l’Iran a arrêté une dizaine de citoyens français et, alors qu’ils étaient, en 2015, à la table des négociations, les pays européens – dont la France – sont, aujourd’hui, tenus à l’écart des discussions, tant sur le dossier nucléaire iranien que sur la réouverture du détroit d’Ormuz.
Guilhem Delteil, du service international de RFI.
Deux journalistes français ont été arrêtés, fin juillet, au Togo. On l’a appris hier soir. L’information est, d’abord, parue dans la presse togolaise, avant d’être confirmée par le ministère français des Affaires étrangères. Les deux journalistes travaillent pour la télévision. Ils sont employés d’une société de production, qui précise que ces salariés sont en règle. Ils auraient été arrêtés dans l’extrême nord du Togo, dans une zone où les terroristes présents de l’autre côté de la frontière, au Burkina Faso, mènent, parfois, des attaques.
Plusieurs dizaines de morts dans l’effondrement d’une mine d’or artisanale, à la frontière entre la Centrafrique et le Cameroun, à une cinquantaine de kilomètres de Baboua. Les sources locales font état de plusieurs dizaines de victimes, mais, aussi, de nombreux blessés. Les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver des survivants.
C’était il y a 20 ans, jour pour jour, en Côte d’Ivoire : le scandale Probo Koala, du nom de ce navire étranger qui a déversé plus de 500 tonnes de produits nocifs sur plusieurs sites d’Abidjan, tuant 17 personnes et contaminant des milliers d’autres. Deux décennies plus tard, des ONG continuent de dénoncer le « colonialisme des déchets » en Afrique. Le continent reste une destination majeure pour l’exportation de déchets issus de pays européens, des déchets plastiques, électroniques ou encore textiles. Bonsoir, Tangi Bihan
Bonsoir.
Une nouvelle réglementation européenne entrera en vigueur, à la fin de l’année, et elle pourrait bien changer la donne.
Les pays européens envoient des déchets en Afrique depuis les années 80, mais cela s’est aggravé depuis environ dix ans. Aujourd’hui, beaucoup de plages ou de cours d’eau au Ghana, au Kenya ou ailleurs en Afrique sont pollués par de vieux téléphones ou des vêtements usés. Les principales victimes sont les plus pauvres, parce qu’ils doivent vivre à côté de ces déchetteries sauvages. Et, pour détruire ces déchets, la population y met souvent le feu et les riverains respirent les gaz et les fumées toxiques. Des ONG environnementales appellent cela le « colonialisme des déchets ». L’Union européenne cherche à arrêter ce phénomène. Elle a, donc, adopté une nouvelle réglementation. À partir du 21 novembre, les pays européens n’auront plus le droit d’exporter des déchets vers des pays aux faibles moyens. Mais, pour certains pays africains, comme l’île Maurice ou le Togo, le traitement des déchets et le recyclage sont des secteurs économiques importants. Ils ont, donc, demandé des dérogations ; cela signifie qu’ils demandent à l’Union européenne de faire des exceptions pour eux. Mais, pour obtenir cette dérogation, ils devront traiter les déchets de manière écologique.
Tangi Bihan.
Après l’incendie d’ampleur qui a eu lieu dans l’est de la Belgique, les habitants qui avaient été évacués ont été autorisés, aujourd’hui, à rentrer chez eux. 3 000 hectares de forêt avaient été détruits par les flammes. Les pompiers sont toujours sur place, car il y a de nombreuses reprises de feu. Leur travail est rendu difficile par la présence de tourbe. Il s’agit de matières végétales qui se sont décomposées et la tourbe est une matière très inflammable.
Un mot de football, en Ligue 1. L’AS Monaco et Paul Pogba annoncent la fin de leur collaboration. Paul Pogba était arrivé à Monaco lors du mercato estival 2025, mais il n’est jamais parvenu à retrouver le niveau nécessaire à la compétition de haut niveau.