Avril 2017, c’est la ruée sur les places en quelques heures, sitôt les minutes qui ont suivi le tirage au sort du quart de finale d’Europa League, par les fans du Besiktas. La billetterie du club s’était fait déborder par les achats par grappes entières de la diaspora turque en Europe qui se donnait les blocs où se procurer les places.
Résultats: outre le secteur dit « visiteurs », les supporters de Besiktas occupaient presque tout le stade. Et le jour J, ce qui était redouté se déroula: un KO indescriptible avec des bagarres qui partent de presque toute l’enceinte, des mouvements de foule dans les tribunes que le président Jean-Michel Aulas à l’époque avait été obligé de « gérer » de lui-même en se rendant dans une tribune et en demandant au public de se calmer.
Le match avait pu avoir lieu mais, presque 10 ans plus tard et à quelques jours du barrage retour de Ligue des champions contre Fenerbahçe, il reste dans les mémoires à tel point qu’un système strict est mieux en place. « Nous privilégions la sécurité dans un premier temps », assurent les services billetterie de l’OL qui gère au fil du temps les ventes.
Près de 40.000 billets déjà vendus
Ainsi, au début, les abonnés 2026-2027 avaient priorité pour acheter cinq places, la leur et une pour quatre personnes maximum. Depuis ce jour, ce sont les spectateurs réguliers sur les trois dernières saisons qui peuvent s’offrir quatre billets au maximum. Près de 40.000 billets se sont déjà envolés (pour une capacité d’un peu moins de 55.000), les 2.200 entrées du parc visiteur étant gérés par le Fener directement. Ces fans auront un point de rendez-vous hors de la ville où ils pourront échanger une contremarque contre leur place pour un maximum de garantie de représentation.
Le bon résultat de mardi soir en Turquie (1-1) et la perspective de retrouver la Ligue des champions, six ans après, laissent augurer un stade plein. Il n’y aura d’ailleurs aucune vente au stade le Jour J. Par ailleurs, un énorme travail de surveillance de revente des places est en cours par les autorités compétentes: la revente et/ou le passage par des sites non officiels sont interdits; ceux qui malgré tout, passeraient outre cette consigne, vont avoir la mauvaise surprise de ne pas pouvoir rentrer mercredi prochain au Groupama Stadium.
Le club et son service informatique ont d’ailleurs déjà bloqué des personnes, repérées sur le net en train de revendre. « Elles ne se rendent pas compte qu’elles prennent un risque considérable », explique-t-on au club où l’on craint donc ce match. Comme les autorités d’ailleurs qui l’ont classé de niveau 4 sur 5 sur l’échelle des risques.
Un stade plein pour un match ô combien important?
Mardi soir sur les rives du Bosphore, le déplacement et l’acheminement des 70 supporters lyonnais qui avaient fait le voyage se sont déroulés de la meilleure des façons dans l’enceinte survoltée du Fenerbahçe.
Dans tous les cas, pour un potentiel retour de l’OL en Ligue des champions, plus de 2.000 jours après le dernier match (26 février 2020 face à la Juventus en 1/8 de finale aller) et six ans après la finale face au Bayern Munich à Lisbonne (3/0), les planètes devraient s’aligner pour un stade rempli jusqu’aux cintres.
Les supporters lyonnais ont déjà donné un aperçu de leur mobilisation, un soir de semaine du 15 août dans un Lyon désertique: 51.494 fans étaient venus dans une ambiance qu’ils devraient remettre mercredi prochain pour une soirée qui porte depuis les joueurs lyonnais, surpris de cette attente ressentie.