Du jamais vu dans l’histoire de l’usine marseillaise d’Haribo. Les grévistes du géant du bonbon ont annoncé la suspension de leur mouvement, alors qu’il entrait dans sa huitième semaine et qu’ils n’ont quasiment rien obtenu.
Les syndiqués FO ont été les premiers à se mettre en stand-by, le 7 août, juste après l’envoi à la direction d’une nouvelle proposition intersyndicale. Les salariés de la CGT les ont rejoints le lundi 17 août. « C’est une étape transitoire, on ne lâche pas, mais les salariés commençaient à fatiguer. Le coût financier et moral de la grève est élevé, donc lever le pied nous permettra de repartir dans un climat plus apaisé », explique Ludovic Mayer, délégué syndical suppléant FO.
Du côté de la CGT, le ton est plus amer. « On ne se sent pas écoutés, la direction reste inflexible même après sept semaines de grève et elle ne veut pas reprendre les négociations tant que le mouvement continue », affirme Marc Mansano, délégué syndical CGT.
« Les salariés n’attendent plus rien de la direction »
Tout est parti des négociations annuelles obligatoires (NAO) de mi-juin. La direction y proposait une augmentation générale de 0,9%, contre 2,2% en 2024, alors que l’entreprise connaît une …