Par

Théo Zuili

Publié le

20 août 2026 à 9h17

Les incendies records de l’été 2026 auront fini d’achever la patience des sapeurs-pompiers du Rhône et de Lyon : à l’appel de l’intersyndicale au niveau national, ils prévoient d’entrer en grève illimitée à compter du 26 septembre pour réclamer davantage de moyens.

Les pompiers du Rhône au bout de leur colère ?

Une semaine après leur rendez-vous jugé « décevant » auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, les syndicats des sapeurs-pompiers passent des mots aux actes. Selon nos informations, les pompiers de Lyon et du Rhône participeront à la « mobilisation intensive, sûrement de la plus grande ampleur qu’a connue le métier de sapeur-pompier » annoncée jeudi dernier par Xavier Boy, porte-parole de l’intersyndicale.

« Le rendez-vous s’est très très mal passé. On nous avait promis une grande concertation nationale, ce qui a été fait, elle a pris deux ans, et le rapport est sur la table du ministre depuis septembre 2025. Depuis, rien », fulmine auprès d’actu Lyon Rémy Chabbouh, sapeur-pompier du Rhône et porte-parole du syndicat SUD-SDMIS.

Un été difficile, 21 000 recrutements réclamés

Et après « la pagaille » d’un été des plus difficiles pour les soldats du feu, la patience ne semble résolument plus dans leur camp. Rémy Chabbouh détaille : « Ils nous promettent un retour d’expérience en septembre alors qu’on attend du concret depuis des années, on veut la mise en œuvre de ce qu’on réclame. »

Les syndicats exigent notamment que « l’État ouvre le robinet » du financement et qu’il lance un « recrutement massif de sapeurs-pompiers professionnels », soit « au minimum » 21 000 postes pour lutter contre le manque d’effectifs.

Une grande manifestation prévue à Paris

Les habitants de Lyon et du Rhône risquent donc d’apercevoir les véhicules des soldats du feu habillés de slogans « pompiers en grève » fin septembre.

Mais nombre d’entre eux quitteront l’agglomération pour honorer leur rendez-vous à Paris le 26 septembre, place de la République, où ils menacent de dresser un camp « jour et nuit » pour une occupation prévue jusqu’au 29 septembre au moins dans le but de pousser le ministère à satisfaire leurs demandes.

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