En ces périodes de canicule et de sécheresse, la baisse des ressources en eau a obligé la Brasserie de Champigneulles à adapter sa production. L’établissement, qui n’a pas rencontré de difficulté pour fabriquer ses boissons, a néanmoins dû réduire sa consommation d’eau, indispensable à la bière comme aux boissons sans alcool.
Le directeur d’usine, Patrice Colin, observe un effet de la chaleur sur la consommation d’alcool : « Un fait que l’on note chaque année : à partir d’une température de 28 °C, nous consommons moins d’alcool. Notre production de bières n’a que très peu augmenté. »
Une consommation d’eau réduite
La brasserie utilise notamment l’eau fournie par la Métropole du Grand Nancy et celle de la ressource de Bellefontaine, via la communauté de communes du Bassin de Pompey. Les deux collectivités avaient informé la brasserie de recommandations visant à réduire sa consommation d’eau.
« Pour produire 1 litre de bière, nous avons besoin de 5 l d’eau. Dès le 15 août, nous avons réussi à baisser ce besoin à 3 l sans altérer la qualité de la boisson. Nous sommes pionniers en France avec ce nouveau procédé. Pour l’instant, on ne parle pas de pénurie, mais s’il ne pleut pas… Je n’ai jamais connu une telle situation. »
La production de boissons sans alcool en hausse
Outre sa bière, la brasserie produit aussi des boissons « softs » : jus de fruits, colas et boissons gazeuses. La production de ces boissons, qui nécessitent 1 litre d’eau pour 1 litre produit, a augmenté de 10 %.
« Cette hausse n’a pas eu d’incidence sur l’effectif du personnel, 250 personnes. Seuls des saisonniers ont été recrutés, comme tous les étés, indique le directeur d’usine. Nous avons essayé d’adapter au mieux, compte tenu de la chaleur, les plages horaires de travail avec des pauses fraîcheur, la mise en place de ventilateur. La chaleur de ces derniers temps a eu aussi un impact sur les machines qui sont souvent tombées en panne. » « Une période délicate mais maîtrisée » pour cette entreprise qui produit chaque année 250 millions de litres de boissons, soit, selon lui, un besoin de 750 millions de litres d’eau.